Tout sur Wall Street

Si le scénario d'un krach boursier doublé d'une récession ne peut être exclu, nous le considérons comme assez peu probable. Le fait que Wall Street est orienté à la hausse depuis 2009 nous paraît bien plus déterminant.

Le début de l'année 2022 aura été tellement atypique que nous ne serions pas surpris de voir les marchés clore l'été sur d'excellents résultats. Au vu de la remontée des indicateurs sous-jacents, nous serions en tout cas bien moins enclins à vendre nos actions qu'à étoffer nos positions.

Nous nous félicitons d'avoir constitué une solide position de trésorerie, qui nous a permis d'acquérir, ces dernières semaines, des actions de premier plan à des prix très attractifs. Un plancher semble atteint, et la Fed a mené ses premières hausses de taux.

Nous sommes confrontés au pire ralentissement constaté depuis mars 2020, quand la pandémie a éclaté. Mais malgré son faux départ, l'année boursière 2022 pourrait être un grand, voire un très grand cru.

Si à l'approche du communiqué de la banque centrale américaine (Fed), comme après celui-ci, les investisseurs étaient encore enthousiastes, quelques heures plus tard - après la conférence de presse qu'a donnée Jerome Powell, le président de la Fed - le sentiment était tout autre, le mercredi 26 janvier. Wall Street est passé du vert au rouge.

Jusqu'à présent, nous estimions que le S&P 500 dépasserait les 5.000 points. Au vu du contexte toujours particulièrement favorable aux actions, nous visons désormais les 6.000 points.

Les Bourses européennes sont longtemps restées dans l'ombre de leurs pendantes américaines, mais une rotation est en train de s'opérer. Les prochaines échéances électorales pourraient toutefois venir compromettre la conjoncture favorable dont profite le Vieux Continent.

Après une hausse vigoureuse et soutenue du marché boursier, seuls les ouvrages qui continuent à prévoir une progression spectaculaire peuvent à l'évidence devenir des "best-sellers".

Lorsque les investisseurs courent derrière des actions aux cours complètement décorrélés de la réalité, une bulle se crée puis se dégonfle, après quoi plusieurs décennies peuvent s'écouler avant que l'indice ne signe un nouveau record. Le franchissement récent du seuil des 30.000 points par le Nikkei en est un exemple.

Comme souvent, les écarts s'expliquent surtout par l'évolution des résultats des entreprises. Les résultats d'exploitation américains continuent d'évoluer d'une manière particulièrement favorable alors qu'en Europe, les chiffres sont généralement décevants.

Nous pensons que les marchés d'actions se porteront un peu mieux au cours des prochains mois que durant la première partie de l'année.

L'effondrement des marchés boursiers au début du mois de février est pour nous un premier avertissement, davantage que l'amorce d'un krach boursier généralisé. A notre avis, l'indice Standard & Poor's 500 s'appréciera de 10 à 15% encore cette année, avant de corriger. Les Bourses européennes devraient connaître une évolution similaire (+10%).

Plusieurs éléments suggèrent qu'en cours d'année nous assisterons sur les marchés boursiers à un repli plus sensible que le mini-krach survenu récemment. C'est pourquoi le temps est compté pour l'investisseur désireux d'acheter des actions.

Nul besoin d'être devin pour prévoir que les bénéfices, tant américains qu'européens, confirmeront l'excellente santé de l'économie mondiale. Pour 2017, la croissance des sociétés belges cotées pourrait être proche de 15%, même si les divergences seront importantes.

Dans le thème Vieillissement de la population, nous sommes confrontés à un problème "de luxe": celui causé par les extraordinaires hausses de cours d'Ablynx et d'Argen-x, dont le poids s'est dès lors sensiblement accru. Nous croyons toujours à leur potentiel mais pourrions décider de procéder à un réaménagement dans les semaines qui viennent.

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