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Grandeur, puis déchéance: l'action de l'armateur de pétroliers belge évolue au fil des (dés)illusions des investisseurs. Nous ne partageons toutefois pas les avis négatifs et proposons de tirer parti d'une hausse probable par un contrat d'option.

Les chiffres de 2020 confirment si besoin était que pour la principale entreprise de dragage au monde, le plus dur est désormais passé. Son carnet de commandes, par exemple, atteignait fin décembre le montant record de 5,31 milliards d'euros.

Les résultats de l'exercice en cours du spécialiste offshore seront sans aucun doute fortement influencés par le coronavirus, mais la tendance positive à long terme reste intacte. Nous allons miser sur la valeur en optant pour l'achat d'un call et, pourquoi pas, l'émission d'un nouveau put.

L'armateur pétrolier belge Euronav vient de connaître un excellent premier trimestre grâce au prix de location élevé des navires destinés au transport de pétrole, conséquence à la fois des tensions entre la Russie et l'Arabie saoudite, qui a décidé fin février de ne plus appliquer les quotas de production, et de la dégringolade historique de la demande de pétrole en raison de la pandémie.

Malgré un bilan solide et des cash-flows opérationnels en hausse, la rentabilité sous-jacente ne permet toujours pas, tant s'en faut, de supporter les 43 millions de dollars de frais de financement.

Les chiffres de 2019 confirment que pour la plus grande entreprise de dragage au monde, le plus dur est désormais passé. L'annonce, faite à l'issue de l'exposé des résultats du premier semestre, de l'acquisition par le CEO Peter Berdowski d'un nouveau paquet de 50.000 actions, le laissait déjà penser.

Le quatrième trimestre de 2019 fut pour la compagnie pétrolière belge très bon. Elle a pronostiqué que le trimestre courant serait de meilleure facture encore, mais depuis une quinzaine de jours, elle voit les prix moyens de location à la journée de ses navires baisser sur le marché au comptant. En cause: les interrogations quant aux conséquences du coronavirus sur l'économie mondiale. Le cours d'Euronav a ainsi perdu près d'un quart de sa valeur, depuis début janvier.

Si la rentabilité n'est pas au rendez-vous, le bilan est excellent: les fonds propres s'élèvent à 450 millions de dollars, sur un bilan de 919 millions fin juin.

Le sort d'Exmar dépendra désormais surtout de sa capacité à trouver un client pour le Caribbean FLNG, un navire qui peut liquéfier du gaz en mer, lequel lui a coûté 350 millions de dollars. Mais cela ne lui suffira pas encore pour se sortir d'affaire.

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