Tout sur stratégie d'investissement

Le début de l'année 2022 aura été tellement atypique que nous ne serions pas surpris de voir les marchés clore l'été sur d'excellents résultats. Au vu de la remontée des indicateurs sous-jacents, nous serions en tout cas bien moins enclins à vendre nos actions qu'à étoffer nos positions.

Les valeurs technologiques ont dévissé depuis le début de l'année. Elles se réinviteront toutefois sur le devant de la scène si, contrairement aux attentes du marché, les taux longs, aux Etats-Unis et ailleurs, baissent plutôt que d'augmenter dans les mois à venir - et telle est notre hypothèse.

Très tumultueux, le premier trimestre de 2022 s'achève sur une note mitigée. Nous nous réjouissons d'avoir mobilisé notre trésorerie pour profiter des désengagements massifs et d'avoir peut-être ainsi sauvé notre année. Dans tous les cas, le trimestre qui s'ouvre s'annonce plus terne.

L'investissement factoriel, qui consiste à baser des stratégies sur six grands facteurs afin de générer des rendements supérieurs à la moyenne, a le vent en poupe depuis quelques années. Nous décryptons aujourd'hui l'un de ces facteurs: le momentum.

Les actions chinoises se négocient avec une décote de 35% à 40% en moyenne par rapport aux actions occidentales. Profiter de la situation, en partie provoquée par le Parti lui-même, pour se positionner, serait une excellente idée.

Le plus grand pays d'Amérique latine possède pétrole, gaz, minerai de fer, acier, café, sucre, céréales, etc., à peu près toutes les matières premières dont le cours flambe ces derniers temps. Pour l'heure, la Bourse brésilienne a le vent en poupe.

La politique de désengagement européenne a probablement contribué aux velléités guerrières de Vladimir Poutine. Le changement radical qui s'annonce entraînera une nette appréciation des actions du secteur de la défense.

Après avoir puisé dans notre trésorerie les jeudi 24 février (invasion de l'Ukraine) et mardi 1er mars pour acquérir des titres à prix bradés, nous utilisons aujourd'hui (lundi 7 mars) la majeure partie des liquidités qu'il nous reste pour en (r)acheter encore à très bon compte.

Alors qu'un convoi russe avance vers Kiev, et que les marchés boursiers sont moroses, nous puisons à nouveau dans notre trésorerie, pour acheter de nouvelles valeurs et étoffer des positions existantes.

Les tensions géopolitiques ont soutenu les cours de l'or et de l'argent, mais aucune véritable ruée n'a eu lieu. Les métaux précieux évolueront prochainement au gré des décisions du président de la Fed et du président de la Russie. N'oubliez pas, pour autant, qu'ils sont toujours dans un marché haussier séculaire.

Le scénario craint se produit: les troupes russes ont envahi l'Ukraine cette nuit. Les marchés financiers sont en proie à la panique. Les marchés boursiers s'effondrent, le cours du baril de pétrole a dépassé 100 dollars, les valeurs refuges comme les métaux précieux, les obligations d'Etat américaines et allemandes, sont recherchées.

La dernière chose dont les autorités chinoises ont besoin est que la croissance s'effondre au point de provoquer des troubles sociaux. C'est la raison pour laquelle nous pensons que l'acmé du programme de "prospérité commune" est passé et que l'année 2022 s'annonce sous d'heureux auspices.

Après avoir snobé l'inflation pendant des mois, la banque centrale américaine décide de l'attaquer frontalement. Il n'y a toutefois aucune raison de craindre que l'indice Standard & Poor's 500 souffre du relèvement annoncé des taux d'intérêt.

Tous les secteurs ont des hauts et des bas, mais ceux-ci sont particulièrement marqués dans la biotech, ce qui ne nous incite toutefois en aucun cas à la fuir ou à l'ignorer. D'autant que cette activité est un des fleurons de notre pays.

Le bitcoin atteindrait un sommet (intermédiaire?) cette année, puisqu'il sera à mi-chemin du cycle (deux années formidables, deux années catastrophiques) en mai. Mais n'oubliez jamais que le bitcoin, comme toutes les autres monnaies virtuelles, présente un profil de risque très élevé.

Si nous tablons sur une poursuite de la tendance haussière en 2022, c'est parce que les banquiers centraux resteront l'ennemi des épargnants et des investisseurs en obligations, et non de ceux ciblant d'autres actifs, notamment les actions et l'immobilier.

L'année commence bien, mais nous estimons qu'une importante correction se prépare. Reste que, pas plus que les autres avant elle, elle ne devrait menacer la tendance haussière: 2022 devrait quoi qu'il en soit être une bonne, voire une excellente, année boursière.

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