Tout sur Sidérurgie

Les résultats du premier semestre témoignent de la résilience du groupe. Les mesures d'économies structurelles adoptées l'an passé, de même que l'amélioration de la stratégie commerciale, permettent de compenser les pertes dues à la crise sanitaire.

Le marché a d'abord réagi avec enthousiasme au rapport semestriel du plus grand aciériste au monde, avec des chiffres moins négatifs que prévu, mais a par la suite pris ombrage des perspectives très prudentes. Nous attendons un repli boursier pour relever le conseil.

Le marché mondial des pneumatiques étant le débouché le plus important et le plus rentable du producteur de câbles en acier, on n'aura aucune peine à imaginer les conséquences du coronavirus. Mais Bekaert, qui a dopé sa rentabilité en 2019 grâce à une meilleure politique de prix et à un contrôle des coûts plus strict, sortira plus résistant de cette crise.

Le plus grand aciériste mondial a créé la surprise en levant deux milliards de dollars. Le groupe s'est restructuré, est leader de marché et présente une valorisation très faible. Cette opération offre donc un bon point d'entrée.

Le groupe belge subit de plein fouet les tensions commerciales et le ralentissement industriel planétaire. S'il tire son épingle du jeu dans le domaine du renforcement de pneumatiques, les applications des câbles d'acier lui donnent en revanche du fil à retordre.

C'est en Europe et en Amérique du Nord, les deux principaux marchés de débouchés du groupe, que l'Ebitda s'est le plus sensiblement tassé. En renonçant à acquérir Ilva, en réaction au retrait d'une protection pénale italienne en matière d'environnement, ArcelorMittal va sans doute au-devant d'une longue bataille juridique.

Nombre d'actions d'entreprises réputées ont atteint leur plus bas niveau depuis janvier, voire depuis bien plus longtemps. Nous ne pouvons ignorer ces opportunités, la seule différence par rapport à nos favoris de long terme étant l'horizon d'investissement.

Le géant de la sidérurgie a déçu, avec des trimestriels peu réjouissants couplés à l'annonce d'une baisse de sa production. Les problèmes s'accumulent en Europe, son marché principal: demande en recul, tensions commerciales, impôts peu favorables.

Le premier producteur mondial d'acier a présenté un rapport annuel en demi-teinte. Au regard de ses perspectives, il n'est pas étonnant que la valorisation de l'action soit faible. Pour autant, son cours pourrait s'apprécier si les Etats-Unis et la Chine enterraient la hache de guerre.

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