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L'atonie des taux d'intérêt pèse de plus en plus sur les chiffres. Le résultat technique de la branche assurances est heureusement bon et les charges opérationnelles du bancassureur belge se sont allégées.

Hans De Cuyper a relevé de 900 à 900-950 millions d'euros le bénéfice prévisionnel net pour l'exercice. Le plan stratégique Connect 21 prévoyait un bénéfice net compris entre 850 et 950 millions d'euros; son successeur sera présenté en juin.

Même sans personne à la barre, l'opérateur postal belge signe un excellent premier trimestre. Son avenir semble radieux. Deux constructions nous permettent de profiter de la hausse attendue.

Les bénéfices de l'activité courrier traditionnelle vont continuer à souffrir du désamour à l'égard du papier. Mais si bpost parvient à rentabiliser l'acheminement des colis, y compris lorsque les volumes sont élevés, les dérapages comme ceux constatés au quatrième trimestre appartiendront au passé.

Si les actions KBC et ING se négocient à un niveau proche du cours le plus élevé atteint ces 12 derniers mois, elles ont déjà été plus chères. Leur potentiel de hausse est même considérable. Nous l'anticipons, à l'aide d'options.

Les pertes de crédit substantielles pronostiquées l'an dernier avaient fait chuter les valorisations du secteur bancaire européen à des niveaux historiquement bas. Or les actions des banques européennes étaient déjà très bon marché quand la pandémie a éclaté. Tout d'abord, à cause du peu d'énergie consacrée à assainir les bilans.

Qui donc pourrait se jeter à l'eau à la place de Jean-Paul Van Avermaet? Il est vraisemblable que l'Etat fasse le choix du consensus politique, au détriment de l'intégrité et de la compétence. De toute façon, le temps joue en faveur de notre "put".

L'entreprise n'a à l'évidence pas été en mesure d'absorber les surcroîts de volumes de colis d'une manière aussi rentable qu'au quatrième trimestre de 2019. Malgré la nette augmentation du chiffre d'affaires des activités logistiques tant au Benelux qu'en Europe, le bénéfice opérationnel supplémentaire ne dépasse pas 8,6 millions d'euros.

L'été dernier, pour la première fois depuis 10 ans, aucun programme de rachat d'actions n'avait pu être initié, en raison des mesures de protection du capital imposées par le Comité européen du risque systémique et la Banque nationale de Belgique, dans le contexte de la pandémie. Ageas versera en 2021, comme en 2020, un dividende brut de 2,65 euros par action.

La crise sanitaire n'a pas épargné KBC, allant jusqu'à faire plonger ses résultats dans le rouge au premier trimestre. Le résultat net est conforme au consensus, mais nettement inférieur aux 702 millions d'euros enregistrés un an plus tôt; le bénéfice n'est donc pas encore totalement normalisé.

Contre toute attente, la pandémie a également soutenu l'envoi de courrier classique - faute de mieux, les gens se sont échangé énormément de cartes de voeux en décembre. Les synergies issues de l'acquisition de Sandd, son concurrent, ont elles aussi soutenu les résultats de PostNL.

Nous escomptons d'excellentes performances en 2021, d'autant que le climat boursier favorable devrait compenser la faiblesse persistante des taux d'intérêt. Ageas est un de nos dix favoris pour l'année prochaine.

Le trafic postal traditionnel souffre certes de la conjoncture économique, mais la percée définitive et la croissance fulgurante du commerce en ligne ont fait bondir le nombre de colis à expédier, dont les volumes se sont envolés d'un quart au deuxième trimestre et de 15% sur les neuf premiers mois de l'année. PostNL est, comme Adidas, soumis à la même analyse hier (lire ici), l'un de nos 10 favoris pour 2021.

Avec un ratio Solvency II de 194%, la solvabilité d'Ageas dépasse de loin les 175% au minimum obligatoires. Le bénéfice prévisionnel de 850-950 millions d'euros devrait pouvoir être atteint. Le bilan et la solvabilité de l'assureur ont séduit Standard & Poor's, qui vient d'en relever la note.

Bien que l'impact financier du rançongiciel sur Radial ne puisse encore être estimé avec précision et que la prévisibilité sur le dernier trimestre soit réduite en raison de la nouvelle vague de Covid-19, le bénéfice opérationnel ajusté de bpost devrait s'établir à 270 millions d'euros au bas mot, en 2020.

Les valorisations du secteur bancaire européen montrent que ses acteurs ne sont pas parvenus à regagner la confiance des investisseurs depuis la crise financière. L'investisseur prudent ciblera les banques présentant les meilleurs bilans et l'évolution des bénéfices la plus stable.

Excellente nouvelle pour l'actionnaire: le bénéfice du pôle logistique a crû nettement plus rapidement que celui du trafic postal n'a reculé. Ainsi vont les choses désormais; le changement structurel du comportement d'achat des consommateurs est une vraie bénédiction pour les entreprises de livraison.

Après Mark Pensaert et Alexandre Kartalis, d'autres acquéreurs potentiels pourraient vouloir tirer profit de la relative sous-valorisation, par rapport à ses concurrents européens, que son profil de croissance en Asie réserve à Ageas.

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