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Le ciel s'éclaircit légèrement depuis quelque temps. Les dégâts causés par la crise sanitaire sur les bilans des banques européennes sont moins importants que prévu, les taux d'intérêt augmentent enfin et la Banque centrale européenne autorise à nouveau les établissements à verser des dividendes.

Selon nous, JET a adopté la bonne stratégie en cherchant d'abord à dominer le marché et ensuite à être rentable. Le groupe est d'ailleurs aujourd'hui sept fois plus grand qu'avant la pandémie. Mais, pour sa communication lacunaire notamment, surtout sur les projets outre-Atlantique, le marché en a sanctionné l'action.

A environ 30 dollars, le cours de l'action Schlumberger a bien progressé cette année. Mais il pourrait être bien, bien plus élevé, puisque son plus haut, atteint fin juin 2014, est de 117 dollars. Nous misons à la hausse en achetant un "call" et en émettant un "put".

Le recul s'explique notamment par la baisse des résultats enregistrée au 2e trimestre, qui, combinée aux dramatiques inondations du mois de juillet, a incité l'assureur à en revenir à son bénéfice prévisionnel de 850 à 950 millions d'euros pour l'année. Les inondations pourraient lui coûter 400 millions d'euros et grever de 55 millions le résultat net du 3e trimestre.

L'on aurait bien sûr tort de bouder un regain, fût-il temporaire, d'activité, quand il arrive. Le courrier publicitaire, en particulier, a progressé, mais il faut rappeler que le deuxième trimestre de l'an passé s'était inscrit sous le signe du confinement.

L'atonie des taux d'intérêt pèse de plus en plus sur les chiffres. Le résultat technique de la branche assurances est heureusement bon et les charges opérationnelles du bancassureur belge se sont allégées.

Hans De Cuyper a relevé de 900 à 900-950 millions d'euros le bénéfice prévisionnel net pour l'exercice. Le plan stratégique Connect 21 prévoyait un bénéfice net compris entre 850 et 950 millions d'euros; son successeur sera présenté en juin.

Même sans personne à la barre, l'opérateur postal belge signe un excellent premier trimestre. Son avenir semble radieux. Deux constructions nous permettent de profiter de la hausse attendue.

Les bénéfices de l'activité courrier traditionnelle vont continuer à souffrir du désamour à l'égard du papier. Mais si bpost parvient à rentabiliser l'acheminement des colis, y compris lorsque les volumes sont élevés, les dérapages comme ceux constatés au quatrième trimestre appartiendront au passé.

Si les actions KBC et ING se négocient à un niveau proche du cours le plus élevé atteint ces 12 derniers mois, elles ont déjà été plus chères. Leur potentiel de hausse est même considérable. Nous l'anticipons, à l'aide d'options.

Les pertes de crédit substantielles pronostiquées l'an dernier avaient fait chuter les valorisations du secteur bancaire européen à des niveaux historiquement bas. Or les actions des banques européennes étaient déjà très bon marché quand la pandémie a éclaté. Tout d'abord, à cause du peu d'énergie consacrée à assainir les bilans.

Qui donc pourrait se jeter à l'eau à la place de Jean-Paul Van Avermaet? Il est vraisemblable que l'Etat fasse le choix du consensus politique, au détriment de l'intégrité et de la compétence. De toute façon, le temps joue en faveur de notre "put".

L'entreprise n'a à l'évidence pas été en mesure d'absorber les surcroîts de volumes de colis d'une manière aussi rentable qu'au quatrième trimestre de 2019. Malgré la nette augmentation du chiffre d'affaires des activités logistiques tant au Benelux qu'en Europe, le bénéfice opérationnel supplémentaire ne dépasse pas 8,6 millions d'euros.

L'été dernier, pour la première fois depuis 10 ans, aucun programme de rachat d'actions n'avait pu être initié, en raison des mesures de protection du capital imposées par le Comité européen du risque systémique et la Banque nationale de Belgique, dans le contexte de la pandémie. Ageas versera en 2021, comme en 2020, un dividende brut de 2,65 euros par action.

La crise sanitaire n'a pas épargné KBC, allant jusqu'à faire plonger ses résultats dans le rouge au premier trimestre. Le résultat net est conforme au consensus, mais nettement inférieur aux 702 millions d'euros enregistrés un an plus tôt; le bénéfice n'est donc pas encore totalement normalisé.

Contre toute attente, la pandémie a également soutenu l'envoi de courrier classique - faute de mieux, les gens se sont échangé énormément de cartes de voeux en décembre. Les synergies issues de l'acquisition de Sandd, son concurrent, ont elles aussi soutenu les résultats de PostNL.

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