Tout sur Or et métaux précieux

Le groupe a cette fois signé des accords de royalties sur le minerai de fer, sa nouvelle source de revenus à long terme. La valorisation de ce groupe canadien est élevée, mais le rapport risque/rendement reste intéressant.

Cette année, le groupe s'attellera à résoudre les problèmes de production, à poursuivre les travaux d'exploration et à étudier d'éventuelles scissions destinées à séduire les investisseurs. 2021 sera donc une année de transition.

Si cette société canadienne spécialisée dans les royalties et le streaming de métaux précieux est sous-valorisée par rapport à ses principales rivales, c'est surtout en raison de l'incertitude entourant le développement de Hod Maden, liée à l'emplacement de ce projet d'or et de cuivre très prometteur, la Turquie.

Parce que la production du premier trimestre a été décevante, Pan American Silver a revu ses pronostics pour l'exercice. Il n'en a pas moins, grâce à la progression des cours de l'or et de l'argent, annoncé une croissance tant de son chiffre d'affaires que de son bénéfice.

L'action du producteur de métaux précieux a connu une période mouvementée depuis qu'elle a fait l'objet de spéculations au début de 2021. Depuis, le "short ratio", qui révèle le nombre d'actions vendues à découvert, est passé de plus de 20% à moins de 7% et après s'être hissée à de nouveaux sommets, jusqu'à 24 dollars, l'action s'est stabilisée à des niveaux plus raisonnables.

L'actuelle correction est parfaitement normale et n'a à aucun moment entamé notre confiance. L'or, l'argent et les actions minières vont dans les mois qui viennent largement dépasser le sommet atteint l'été dernier.

La société d'exploration fraîchement rebaptisée dispose avec Cordero d'un projet attrayant et prometteur qui, en cas de succès, pourrait être vendu dans quelques années à un multiple de sa valorisation actuelle. Nous sommes positifs vis-à-vis de l'action, mais soulignons son risque.

Il y a 10 ans, quand le cours de l'or était inférieur à ce qu'il est aujourd'hui, l'action Barrick Gold se négociait à 50 dollars. La baisse des coûts de production et l'allègement de la dette ont contribué à améliorer la situation financière du groupe; il est en outre très probable que la mine Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, rouvrira.

L'année 2020 n'a guère été meilleure que 2019 pour McEwen Mining. Bien sûr, la pandémie est passée par là, mais elle n'explique pas tout: certains concurrents ont mieux su préserver leurs niveaux de production, sans par ailleurs subir de telles pertes.

La société de streaming bénéficie depuis plusieurs années déjà de la hausse des prix des métaux, appelée à se poursuivre. Elle pronostique une hausse de sa production en 2021, qui dopera aussi ses bénéfices, son cash-flow et, donc, les dividendes.

Pour que le groupe fasse état d'une véritable croissance de sa production, il faudra que la mine Coté Gold, dont la construction a commencé, soit mise en service. Ce ne sera pas avant deux ans au moins. Les perspectives pour 2021 déçoivent: les chiffres devraient être similaires à ceux de 2020. Mais IAMGOLD est financièrement sain.

La rédaction répond à la question d'un abonné: "NovaGold n'en finit plus de reculer tandis qu'enCore Energy s'est nettement appréciée. Que faire de ces actions?"

Après une année difficile, marquée néanmoins par un chiffre d'affaires record au quatrième trimestre, le groupe s'attend à ce que sa production se normalise. Les prix actuels des métaux précieux, et davantage ceux de l'argent, portent son cash-flow opérationnel.

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