Tout sur Ontex

Esther Berrozpe, fraîchement arrivée à la tête d'Ontex, est bien consciente de l'ampleur de sa tâche. Celle qui, dans une interview accordée la semaine dernière à "Trends-Tendances", a déclaré être une battante, va avoir besoin de toute sa pugnacité.

Le groupe est bien décidé à renouer avec une croissance durable du chiffre d'affaires et du bénéfice. Depuis un an, la marge d'exploitation s'améliore en tout cas. L'action, prometteuse, est très bon marché aujourd'hui.

Comme la valeur de son actif net, le cours du holding a reculé. Alors qu'à la fin juin, GBL affichait encore une valeur intrinsèque de 117, 21 euros par action, à la mi-octobre, celle-ci s'établissait à 108 euros.

Nous avions constitué notre position lors de la phase troublée qui avait suivi le retour en Bourse, bien avant la rumeur de rachat par PAI Partners. Nous aurions donc réalisé une plus-value de 20% si l'offre à 27,50 euros avait été acceptée.

Selon nous, il y a plus d'une chance sur deux pour qu'Ontex reçoive une offre formelle d'achat: les difficultés que l'entreprise rencontre ne sont que temporaires. Au Brésil, les résultats du deuxième trimestre sont encourageants.

Le tableau n'est cependant pas complètement sombre. L'on note en effet une croissance du chiffre d'affaires à périmètre comparable conforme au consensus.

Nous jugeons temporaires les difficultés que rencontre Ontex au Brésil. Nous nous attendons dès lors à voir son cours se redresser. Mais nous pourrions nous tromper. Voici un contrat par scénario. Vous pouvez tout aussi bien les combiner.

Les activités brésiliennes pèsent sur la rentabilité du groupe. L'augmentation des prix des matières premières aussi, par ailleurs. Compte tenu du profil de croissance d'Ontex cependant, la valorisation actuelle est acceptable.

Au terme du troisième trimestre, Ontex a présenté des résultats inférieurs aux prévisions des analystes. L'action a été sanctionnée. Mais démesurément. Une opportunité d'achat au vu du potentiel de croissance du groupe, qui s'est ouvert récemment à des marchés prometteurs.

Le vent nouveau qui souffle depuis cinq ans chez GBL est notable. Le holding a calculé le return total (rendement du dividende + gain de cours) pour l'actionnaire. Sur les six premiers mois de cette année, il atteint 17,5% en rythme annuel, contre 11,5% pour l'Euro Stoxx 50.

La croissance du chiffre d'affaires du groupe est notable. Ses acquisitions en Amérique Latine lui offrent un potentiel de croissance incontestable à plus long terme également. Le vieillissement de la population en Europe occidentale favorise par ailleurs la croissance du segment des articles d'hygiène à usage unique qu'Ontex produit.

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