Tout sur Mosaic

Météo ultracapricieuse par-ci, rupture d'une digue par-là, incertitude découlant du conflit sino-américain en sus... Mosaic aura accumulé les déconvenues, en 2019. Un exercice à oublier. En 2020, le Rebitda sera plus élevé - au moins 225 millions de plus, pronostique la direction. Nous croyons en une hausse des cours des engrais, et de Mosaic, qui ne se négocie pour l'heure qu'à 0,75 fois sa valeur comptable. C'est pourquoi il est notre dixième favori pour l'année prochaine.

Le groupe a connu une série de déconvenues cette année, et son action en a souffert. Nombre d'investisseurs ont trouvé dans le faible cours de K+S et son niveau d'endettement élevé suffisamment de raisons de shorter la valeur.

Au cours de l'année qui s'achève, différentes stratégies ont permis de profiter des tendances baissières ou haussières. Nous dressons ici le bilan de nos principaux contrats d'options.

La division Phosphates souffre tout particulièrement. Mosaic a limité sa production pour permettre à ses clients d'alléger leurs stocks. La demande américaine devrait désormais être plus soutenue, mais les prix ne remonteront pas aussi longtemps que les stocks resteront élevés.

Malgré sa position dominante à l'échelle mondiale, Mosaic souffre de la baisse actuelle de la demande sur le marché des engrais et signe une perte abyssale au deuxième trimestre. Mais le marché semble avoir atteint un étiage, et un credit spread semble tout indiqué.

Après deux saisons de fertilisation qui ont laissé à désirer aux Etats-Unis, Mosaic table sur une hausse de la demande au cours des 18 prochains mois. Les exportations chinoises d'engrais phosphatés perturbent le marché, une concurrence que le resserrement annoncé des normes environnementales va brider.

Les difficultés rencontrées au Brésil, un marché phare pour le producteur américain d'engrais, vont peser sur le résultat de l'exercice, qui pourrait aussi être assombri par les tensions commerciales mondiales et une météo peu clémente aux Etats-Unis. Mosaic a donc légèrement revu à la baisse ses prévisions.

Au début de ce mois de mars, le groupe a dû se résoudre à réduire sa production de fertilisants phosphatés durant le premier semestre, vu l'abondance de ses réserves. Celles-ci devraient revenir à un niveau normal dans quelques mois.

Archive