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Pour bpost aussi, la crise du coronavirus entraîne une amère désillusion: si en février, le groupe postal comptait encore sur un bénéfice d'exploitation de 240 à 270 millions d'euros, la direction ne se risque aujourd'hui plus à aucune estimation pour l'exercice courant. Car cette crise, dont la durée est impossible à déterminer, pèse lourdement sur les résultats.

PostNL souffre de l'érosion de la confiance des consommateurs et du ralentissement de la croissance des marchés virtuels matures. Le rachat de Sandd devrait lui permettre de développer des synergies et d'accroître son bénéfice opérationnel d'ici à 2022.

Le groupe postal belge est confronté à la baisse du trafic postal traditionnel et table sur les colis et la logistique, aux Etats-Unis, pour stabiliser les résultats. Du pain sur la planche pour le nouveau CEO, dont le nom a récemment été dévoilé.

L'organe de surveillance néerlandais du secteur s'y était opposé, la secrétaire d'Etat néerlandaise aux Affaires économiques l'a approuvée fin septembre: la fusion de PostNL et Sandd aura lieu. Sous conditions.

Face à la baisse du trafic postal traditionnel, qui s'accélère, bpost doit se réinventer, car la division courrier pèse lourd dans les résultats du groupe. Les colis, tant en Europe et en Asie qu'aux Etats-Unis, seront les principaux moteurs du groupe.

La distribution de courrier traditionnel, sa plus grande activité, décevant toujours, l'entreprise postale belge essaie de se redéfinir pour présenter, à terme, des résultats meilleurs à l'horizon 2020.

L'endettement net de l'entreprise postale néerlandaise est maîtrisable, mais les cash-flows disponibles sont négatifs, en raison notamment d'un lourd programme d'investissements.

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