Tout sur mer du Nord

La prévisibilité et la croissance des résultats se paient certes au prix fort. Même le krach provoqué par la crise sanitaire n'a ouvert que très brièvement une petite fenêtre d'entrée, l'action ayant rapidement renoué avec des niveaux records.

Il nous semble inutile d'attendre que les cours augmentent pour anticiper une hausse des valeurs du secteur. Même si les cours se stabilisaient à 60-70 dollars durant les six à 12 prochains mois, il serait normal que les valeurs pétrolières et celles des entreprises de services pétroliers s'apprécient.

Le groupe Royal Dutch Shell a vu ses bénéfices comme ses cash-flows augmenter l'an dernier. L'autre bonne nouvelle, c'est que la récente hausse des prix de l'or noir ne s'est pas encore répercutée sur les actions du secteur. Cerise sur le gâteau: Shell octroie toujours un dividende dont le rendement est élevé.

La hausse des cours pétroliers sert les intérêts de Total, qui investit de manière substantielle dans l'accroissement de ses réserves et le potentiel de production des combustibles fossiles depuis plusieurs années déjà. A l'occasion de la publication des résultats du troisième trimestre, les investisseurs ont d'ailleurs pu apprécier l'incidence de cette stratégie sur la rentabilité du groupe.

Pour les ménages, la transition énergétique en cours chez Elia est synonyme de factures d'électricité plus salées. Les actionnaires d'Elia, eux, se frottent les mains. Car plus le groupe investit, plus il dégage de bénéfices.

Avec une production annuelle de plus de 150 gigawatts, l'énergie éolienne n'est plus une quantité négligeable dans l'approvisionnement de l'Europe en électricité. Sa part moyenne dans le mix énergétique de l'Union européenne (UE) atteint 10,1%, avec d'importantes différences nationales (de plus de 40% au Danemark à rien du tout en Slovénie, en Slovaquie et à Malte). Notre pays n'est certainement pas en tête de peloton.

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