Tout sur Melexis

Les investisseurs ont été euphoriques, après la publication des résultats trimestriels. A notre sens, en raison des incertitudes concernant l'industrie automobile, la valorisation actuelle n'est pas justifiée. Nous acterions une partie de nos bénéfices.

Au troisième trimestre, le spécialiste belge des semi-conducteurs a vu ses ventes augmenter, mais sa rentabilité baisser. Ses clients semblent toutefois en avoir terminé avec les allègements de stocks, ce qui a porté le cours, même si une réelle envolée reste conditionnée à un net redressement du marché automobile.

Nous voyons toujours dans la période qui s'annonce des temps agités, mais la hausse de Wall Street n'est pas près de s'achever et les prochaines années pourraient nous réserver de belles surprises encore.

L'entreprise accusera-t-elle la première baisse de ses ventes en glissement annuel depuis 2009, comme l'a pronostiquée sa direction? Le scénario est vraisemblable, à défaut de reprise du marché des semi-conducteurs. Les investisseurs n'ont pas sanctionné Melexis pour ses résultats décevants. Difficile de se défaire d'un (ancien) favori.

Cette phrase, c'est celle de Françoise Chombar. La CEO du groupe n'a pourtant fait preuve que d'un optimisme prudent. Mais cela a suffi à faire remonter le cours. Or, celui-ci a augmenté de façon irrationnelle, depuis janvier.

Le cours de l'action Melexis ne va peut-être pas poursuivre son ascension, à la publication prochaine des résultats de l'entreprise. Essayons, à l'aide d'options, d'obtenir un surcroît de rendement.

D'ici au second semestre, les incertitudes qui entourent les nouvelles normes d'émission européennes et le Brexit seront digérées, de sorte que la demande de voitures pourrait augmenter.

Durant le difficile exercice 2018, Melexis a réalisé un chiffre d'affaires de 141,6 millions d'euros, en hausse de 7% par rapport à celui de 2017 et légèrement supérieur aux attentes. Mais les prévisions en la matière pour 2019 sont pour les investisseurs un coup de massue.

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