Tout sur Marché des matières premières

Le cours de la tonne d'aluminium a déjà augmenté d'un tiers cette année. Il a même atteint début août son niveau le plus élevé depuis 2011 et a été multiplié par près de deux depuis mars 2020, où il était tombé à un plancher.

L'action Cameco s'était redressée en début d'année, parallèlement à la hausse du cours de l'uranium, mais a replongé après un deuxième trimestre en berne. La crise sanitaire rend difficile la lecture des indicateurs habituels, mais Cameco reste digne d'achat dans la perspective d'une nouvelle remontée du cours de l'uranium.

Une hausse soutenue des prix de l'énergie perturberait la fragile croissance économique, ce à quoi les producteurs de pétrole n'auraient aucun intérêt. Reste que sans une certaine discipline, les stocks d'or noir redeviendront très vite excédentaires.

Aux Etats-Unis, les réserves de pétrole sont retombées à leur niveau d'avant la crise sanitaire. L'on constate une grande discipline côté offre: même si les prix de l'énergie devaient augmenter encore, l'investisseur doit savoir que la pénurie est en partie artificielle.

Le réal brésilien et la sécheresse qui règne au Brésil soutiennent les prix du café et du sucre. Quant au cours du pétrole, au plus haut depuis 2,5 ans, il incite à transformer davantage de sucre brut en éthanol, au détriment de l'offre de sucre raffiné.

Très prisé en raison de ses applications vertes, le cuivre a vu son cours augmenter de 120% en un an. Les analystes ne parviennent en revanche pas à s'accorder sur le caractère pérenne de cette hausse. La prise de positions longues semble risquée.

La rédaction répond à la question d'un abonné: "L'action Socfinasia ne décolle pas malgré l'envolée du cours de l'huile de palme et le dividende élevé. Pourquoi?"

La rédaction de l'Initié de la Bourse répond à la question d'un abonné: "Comment expliquer la récente excellente performance de l'action du groupe américain Archer Daniels Midland (ADM)? Et qu'en faire, désormais?"

La rédaction répond à la question d'un abonné: "Amsterdam Commodities n'est-elle pas à la traîne sur Euronext Amsterdam? Comme elle est peu connue et peu suivie, je puis me tromper. Qu'en pensez-vous?"

Entrant dans la composition de l'acier et des batteries de stockage industriel, le vanadium pourrait venir à manquer d'ici deux ans. Tirer profit d'une potentielle hausse des taux requiert toutefois quelques détours.

La direction vise une dette inférieure à 13 milliards de dollars avant d'envisager des versements plus importants au profit des actionnaires. Les cash-flows disponibles s'élevant à 7 milliards de dollars par an, toutes les possibilités sont ouvertes.

Après une récolte record, mais des débouchés limités, le cours du café a plongé mi-2020, pour se redresser ensuite. Le "nouvel or noir" pourrait venir à manquer. Les investisseurs pourront se consoler en misant sur des produits dérivés.

Les sociétés minières comme BHP bénéficieront des investissements publics destinés à soutenir la croissance économique, lesquels entraîneront une grande consommation de matières premières.

Si l'inflation ne se reflète pour l'instant guère dans les indices des prix à la consommation, l'envolée des cours de certaines matières premières fait d'ores et déjà grimper les prix à la production. Nous avons sélectionné plusieurs "trackers" de l'émetteur Lyxor ETF par le biais desquels vous pourrez prendre une position courte sur les indices Bund et Treasury.

En matière d'investissements, la prochaine décennie pourrait être très différente de celle qui s'achève. Après 40 ans de hausse, les obligations devraient entrer dans un long marché baissier assorti d'une remontée des taux d'intérêt, lesquels ont très probablement quitté pour longtemps leur dernier étiage.

Après la chute spectaculaire de son prix en 2020, le pétrole a connu un net rebond, qu'expliquent les belles perspectives en ce qui concerne la demande et une offre volontairement limitée. Un effet spéculatif s'y ajoute.

Après la Chine, les Etats-Unis et l'Europe multiplieront les travaux d'infrastructure. C'est tout bon pour les marges du groupe minier anglo-australien, qui n'oublie pas d'en faire profiter ses actionnaires.

La remontée des prix, seul élément susceptible de stimuler l'offre, devrait désormais permettre aux volumes d'augmenter peu à peu sur le marché des contrats à terme.

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