Tout sur Marché des matières premières

A l'heure du bilan de l'année écoulée, l'énergie et l'agriculture se dégagent comme grands vainqueurs au sein des matières premières, tandis que les métaux précieux se classent au rang des lanternes rouges.

Malgré les nombreuses difficultés auxquelles est confronté le secteur agricole, ForFarmers maintient le dividende à 0,29 euro par action et annonce un rachat d'actions propres, pour un montant de 50 millions d'euros.

Le cours du métal rouge avait atteint en mai 2021 son plus haut niveau depuis 2011, avant de se déprécier au cours de l'été. Mais cet automne, il est reparti à la hausse, pour atteindre une fois encore le niveau de mai.

Après deux exercices annuels franchement mauvais, le cru 2021 du groupe anversois actif dans les plantations ne pouvait être que meilleur. Et il l'est. Il est même très bon, et ce grâce à l'association de quatre éléments.

L'intégration, en novembre 2020, de Tradin Organic a porté ses fruits: chiffre d'affaires et cash-flow et bénéfice opérationnels ont fait un énorme bond, au premier semestre de 2021. Voilà un titre prometteur.

Après avoir fluctué pendant plusieurs mois entre 0,75 et 0,90 dollar, le cours de la livre de coton a atteint 1,16 dollar début octobre. Il ne s'était plus hissé à ce niveau depuis l'été 2011.

Triple R est le plus grand projet non développé dont les riches gisements commencent à 50 mètres à peine sous la surface de la terre. La décision d'investir (ou non) dans la construction de la mine est attendue pour 2026.

Le prix de la tonne de minerai de fer, matière essentielle dans la fabrication de l'acier, a baissé de moitié en moins de deux mois, alors qu'il avait atteint des niveaux records au printemps et en été.

Le cours de la tonne d'aluminium a déjà augmenté d'un tiers cette année. Il a même atteint début août son niveau le plus élevé depuis 2011 et a été multiplié par près de deux depuis mars 2020, où il était tombé à un plancher.

L'action Cameco s'était redressée en début d'année, parallèlement à la hausse du cours de l'uranium, mais a replongé après un deuxième trimestre en berne. La crise sanitaire rend difficile la lecture des indicateurs habituels, mais Cameco reste digne d'achat dans la perspective d'une nouvelle remontée du cours de l'uranium.

Une hausse soutenue des prix de l'énergie perturberait la fragile croissance économique, ce à quoi les producteurs de pétrole n'auraient aucun intérêt. Reste que sans une certaine discipline, les stocks d'or noir redeviendront très vite excédentaires.

Aux Etats-Unis, les réserves de pétrole sont retombées à leur niveau d'avant la crise sanitaire. L'on constate une grande discipline côté offre: même si les prix de l'énergie devaient augmenter encore, l'investisseur doit savoir que la pénurie est en partie artificielle.

Le réal brésilien et la sécheresse qui règne au Brésil soutiennent les prix du café et du sucre. Quant au cours du pétrole, au plus haut depuis 2,5 ans, il incite à transformer davantage de sucre brut en éthanol, au détriment de l'offre de sucre raffiné.

Très prisé en raison de ses applications vertes, le cuivre a vu son cours augmenter de 120% en un an. Les analystes ne parviennent en revanche pas à s'accorder sur le caractère pérenne de cette hausse. La prise de positions longues semble risquée.

La rédaction répond à la question d'un abonné: "L'action Socfinasia ne décolle pas malgré l'envolée du cours de l'huile de palme et le dividende élevé. Pourquoi?"

La rédaction de l'Initié de la Bourse répond à la question d'un abonné: "Comment expliquer la récente excellente performance de l'action du groupe américain Archer Daniels Midland (ADM)? Et qu'en faire, désormais?"

La rédaction répond à la question d'un abonné: "Amsterdam Commodities n'est-elle pas à la traîne sur Euronext Amsterdam? Comme elle est peu connue et peu suivie, je puis me tromper. Qu'en pensez-vous?"

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