Tout sur Macro-économie

La dette mondiale devient vertigineuse tandis que la croissance économique mondiale semble avoir ralenti structurellement depuis la crise bancaire. Cette situation inédite suscite nombre d'interrogations.

Au vent de panique qui a soufflé en mars a succédé en avril une reprise presque aussi impressionnante, sur les marchés boursiers. L'étiage nous semble avoir été atteint dès la fin mars, de sorte qu'ils ne devraient plus baisser sensiblement.

Il est de plus en plus probable que l'étiage a été atteint dès la fin mars. Même si les marchés devaient reculer à nouveau, une dernière envolée nous attend toujours car l'ascension séculaire amorcée par les Bourses en 2009 n'est pas achevée.

Si la nette hausse du marché boursier enregistrée ces 10 dernières années est un phénomène principalement américain, plusieurs indices européens majeurs - mais pas tous - sont eux aussi proches de leur sommet historique.

Pendant les près de quatre ans qui ont séparé le vote du Brexit de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, la livre sterling (GBP) a évolué en dents de scie. Et l'on peut aisément anticiper qu'elle corrigera, lorsque la fin de l'année approchera.

L'extrême volatilité des devises virtuelles ne rebute pas tout le monde, tant s'en faut. Les spéculateurs disposent même, avec elles, d'un terrain de jeu rêvé.

Il existerait plus d'un millier de cryptomonnaies, dont le bitcoin est la plus populaire de toutes. Les monnaies virtuelles suscitent attirance chez les uns, méfiance chez les autres.

Après deux décennies contrastées, marquées par deux krachs pour la première et par une dichotomie entre l'évolution de l'économie et celle des places boursières pour la deuxième, la troisième s'annonce variée.

Après l'excellente performance enregistrée sur l'année écoulée, le cours pourrait baisser sur fond d'augmentation de l'offre et de demande moindre. Mais tous les analystes ne s'accordent pas sur le scénario à privilégier.

Si la remontée des prix du pétrole avait perdu de son élan ces dernières semaines, les nouvelles tensions l'ont ravivée. Mais l'Arabie saoudite a tout intérêt à ce que Donald Trump soit réélu cette année, or celui-ci ne veut pas d'une augmentation exagérée du prix de l'or noir.

La Nouvelle-Zélande est tributaire de ses échanges avec l'étranger. Compte tenu du ralentissement de l'économie, il est peu vraisemblable qu'elle laisse sa monnaie s'apprécier excessivement. Demain, nous analyserons la couronne norvégienne.

A compter d'aujourd'hui, nous analyserons chaque jour, jusqu'au 27 décembre, une devise: son évolution en 2019 et ce qu'on peut en attendre. Commençons par le dollar américain.

En Inde, où la production et les exportations de sucre sont généreusement subsidiées, les stocks sont largement excédentaires. Le cours du sucre est faible partout dans le monde, mais son redressement pourrait être soutenu par un réal brésilien en hausse, ou par de mauvaises récoltes.

Donald Trump avait déterré la hache de guerre pour ralentir l'expansion chinoise et protéger le leadership américain. Mais il brigue un second mandat et si l'économie américaine est à la dérive d'ici là, ses chances d'être réélu n'en seront que plus faibles. Il est donc temps pour lui de décrocher un accord.

Les banques centrales des pays émergents mènent une politique monétaire très accommodante, sans véritable effet, certes, pour l'instant; d'autres initiatives seront donc nécessaires. L'accélération de la demande intérieure rend par ailleurs la Chine moins tributaire de ses exportations.

Le conflit commercial qui oppose la Chine aux Etats-Unis n'est qu'un instrument dans la lutte pour l'hégémonie mondiale pour le reste du 21e siècle.

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