Tout sur Industrie manufacturière

Malgré le nombre record de livraisons, même Tesla souffrirait, selon Elon Musk, de la pénurie; mais l'homme se dit convaincu que la crise s'achèvera l'an prochain. Pour d'autres, au contraire, la situation pourrait s'éterniser jusqu'en 2023, car la demande restera soutenue et l'offre, limitée.

Au vu de ses excellents résultats du deuxième trimestre, l'avionneur - qui a intégré le DAX 40 le 20 septembre dernier - a considérablement relevé ses prévisions annuelles, ce qu'il n'avait pas pu faire fin mars.

Cette baisse spectaculaire de son ratio d'endettement est entièrement imputable à la nette amélioration des résultats du groupe au cours des six premiers mois de 2021, et surtout au deuxième trimestre.

Si, ces dernières années, ce sont surtout les résultats de Tessenderlo qui ont porté Picanol, la division Machines & Technologie ("l'ancienne" Picanol) ayant traversé un creux, aujourd'hui, la reprise dans les métiers à tisser tire le groupe.

Le groupe de semi-conducteurs a clos le deuxième trimestre sur des chiffres records et semble bien parti pour signer un exercice exceptionnel, malgré la pénurie qui frappe le marché. Le cours intègre hélas déjà beaucoup de bonnes nouvelles.

Dans un contexte de marché difficile, aggravé par des problèmes internes, le constructeur américain met à l'épreuve la patience de ses actionnaires. Une réinstauration du dividende n'est pas prévue à court terme.

Les crédits d'émission ont rapporté 518 millions de dollars au groupe, au premier trimestre de 2021. Ces revenus devraient cependant se tarir à partir de 2022, comme la croissance du chiffre d'affaires global, de l'avis des analystes.

L'avionneur européen ne devrait avoir surmonté la crise que dans quelques années. Dans l'intervalle, il se redresse. L'Ebit ajusté, par exemple, a agréablement surpris, au premier trimestre de 2021. Récemment, la direction a revu quelque peu à la hausse la production prévisionnelle.

La direction a passé avec brio l'épreuve de la crise sanitaire. Son prochain défi: redresser les ventes et réduire l'endettement. L'horizon s'est suffisamment dégagé pour que nous donnions une seconde chance à cette action.

L'amélioration de la rentabilité est durable, car elle est le fait de l'entreprise elle-même. L'accroissement des marges est dû, d'une part, à une politique soutenue de réduction des coûts et d'amélioration de l'efficacité et d'autre part, à la stratégie de recentrage sur les produits à plus forte valeur ajoutée.

Tesla est pour le moins une valeur atypique. Les ventes de crédits d'émission et les subventions pèsent plus lourd dans le chiffre d'affaires que son coeur de métier, la production de véhicules. L'action est inspirée par le sentiment et, à court terme, son cours peut être décorrélé des chiffres opérationnels.

Malgré la pandémie, le groupe basé en Flandre-Orientale a su tirer son épingle du jeu, avec une hausse de la valeur ajoutée, de l'Ebitda et de l'Ebit. La valorisation de l'action reste raisonnable et nous la conservons dans le portefeuille modèle.

Au troisième trimestre, Tesla a une nouvelle fois vendu plus de véhicules que prévu. La rentabilité est toutefois gonflée artificiellement par le lucratif commerce de crédits d'émissions. Même sans nouveau record, l'action n'est pas attrayante au prix actuel.

Au premier semestre, l'avionneur européen a vu son chiffre d'affaires diminuer de près de 40%. Au deuxième trimestre, seuls huit appareils commerciaux ont été commandés, contre 290 encore au premier.

Elon Musk est passé maître dans l'art de la communication aux actionnaires. Le marché reste (surtout) fidèle au CEO du groupe, et est prêt à payer beaucoup pour le titre Tesla. A nos yeux, beaucoup trop.

Si nous avons commencé à suivre activement l'action Airbus alors même que l'aéronautique est très affectée par le coronavirus, c'est précisément parce que lors des crises il est possible d'acheter ce type de valeurs à un cours raisonnable, en vue d'une conservation pour plusieurs années.

L'avionneur américain, déjà tourmenté par de nombreux problèmes, dont la saga du B737 MAX, n'échappe pas à la morosité ambiante suscitée par le coronavirus. Mais pour l'investisseur en options, il y a des raisons de se réjouir.

Les perspectives pour l'exercice sont encourageantes. En Turquie, le pire semble passé; l'Amérique du Nord a démarré l'année sur les chapeaux de roue et en Europe, les lourds investissements devraient porter leurs fruits.

Archive