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L'amélioration de la rentabilité est durable, car elle est le fait de l'entreprise elle-même. L'accroissement des marges est dû, d'une part, à une politique soutenue de réduction des coûts et d'amélioration de l'efficacité et d'autre part, à la stratégie de recentrage sur les produits à plus forte valeur ajoutée.

Tesla est pour le moins une valeur atypique. Les ventes de crédits d'émission et les subventions pèsent plus lourd dans le chiffre d'affaires que son coeur de métier, la production de véhicules. L'action est inspirée par le sentiment et, à court terme, son cours peut être décorrélé des chiffres opérationnels.

Malgré la pandémie, le groupe basé en Flandre-Orientale a su tirer son épingle du jeu, avec une hausse de la valeur ajoutée, de l'Ebitda et de l'Ebit. La valorisation de l'action reste raisonnable et nous la conservons dans le portefeuille modèle.

Au troisième trimestre, Tesla a une nouvelle fois vendu plus de véhicules que prévu. La rentabilité est toutefois gonflée artificiellement par le lucratif commerce de crédits d'émissions. Même sans nouveau record, l'action n'est pas attrayante au prix actuel.

Au premier semestre, l'avionneur européen a vu son chiffre d'affaires diminuer de près de 40%. Au deuxième trimestre, seuls huit appareils commerciaux ont été commandés, contre 290 encore au premier.

Elon Musk est passé maître dans l'art de la communication aux actionnaires. Le marché reste (surtout) fidèle au CEO du groupe, et est prêt à payer beaucoup pour le titre Tesla. A nos yeux, beaucoup trop.

Si nous avons commencé à suivre activement l'action Airbus alors même que l'aéronautique est très affectée par le coronavirus, c'est précisément parce que lors des crises il est possible d'acheter ce type de valeurs à un cours raisonnable, en vue d'une conservation pour plusieurs années.

L'avionneur américain, déjà tourmenté par de nombreux problèmes, dont la saga du B737 MAX, n'échappe pas à la morosité ambiante suscitée par le coronavirus. Mais pour l'investisseur en options, il y a des raisons de se réjouir.

Les perspectives pour l'exercice sont encourageantes. En Turquie, le pire semble passé; l'Amérique du Nord a démarré l'année sur les chapeaux de roue et en Europe, les lourds investissements devraient porter leurs fruits.

La marge d'exploitation de Renault inquiète les analystes: la CEO ad interim Clothilde Delbos n'a pas caché qu'elle pourrait encore se réduire, à 3 ou 4%, cette année.

A moins que les autorités n'en décident autrement, ou que les constructeurs n'accélèrent le mouvement pour plaire aux consommateurs, il faudra des décennies avant que toute la flotte soit remplacée.

A moyen terme, le groupe devra investir énormément et s'endetter encore. Son bilan est médiocre. Nous conseillons dès lors aux actionnaires d'exploiter le sentiment positif actuel pour alléger leurs positions.

Les constructeurs automobiles sont à ce jour très faiblement valorisés. Or les ventes se portent bien. Il faut donc aller chercher ailleurs les raisons de la fragilité du secteur.

La quasi-absence de croissance organique (0,4%) durant le premier semestre de 2018 déçoit les analystes, qui espéraient 2 à 3%. Une fois encore, le bénéfice augmente plus lentement que le chiffre d'affaires.

Les mauvaises nouvelles se succédant, le cours de Balta a cédé 60% depuis l'introduction en Bourse, en juin 2017. Le groupe parviendra-t-il à regagner la confiance des investisseurs et analystes? Sous l'impulsion du futur CEO, peut-être, et en cas de reprise conjoncturelle.

Les détenteurs d'actions Tesla qui pensent que le cours du titre va reculer peuvent émettre un call. Ceux qui ne détiennent pas l'action peuvent miser sur un repli à l'aide d'un put.

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