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Au premier semestre, l'avionneur européen a vu son chiffre d'affaires diminuer de près de 40%. Au deuxième trimestre, seuls huit appareils commerciaux ont été commandés, contre 290 encore au premier.

Elon Musk est passé maître dans l'art de la communication aux actionnaires. Le marché reste (surtout) fidèle au CEO du groupe, et est prêt à payer beaucoup pour le titre Tesla. A nos yeux, beaucoup trop.

Si nous avons commencé à suivre activement l'action Airbus alors même que l'aéronautique est très affectée par le coronavirus, c'est précisément parce que lors des crises il est possible d'acheter ce type de valeurs à un cours raisonnable, en vue d'une conservation pour plusieurs années.

L'avionneur américain, déjà tourmenté par de nombreux problèmes, dont la saga du B737 MAX, n'échappe pas à la morosité ambiante suscitée par le coronavirus. Mais pour l'investisseur en options, il y a des raisons de se réjouir.

Les perspectives pour l'exercice sont encourageantes. En Turquie, le pire semble passé; l'Amérique du Nord a démarré l'année sur les chapeaux de roue et en Europe, les lourds investissements devraient porter leurs fruits.

La marge d'exploitation de Renault inquiète les analystes: la CEO ad interim Clothilde Delbos n'a pas caché qu'elle pourrait encore se réduire, à 3 ou 4%, cette année.

A moins que les autorités n'en décident autrement, ou que les constructeurs n'accélèrent le mouvement pour plaire aux consommateurs, il faudra des décennies avant que toute la flotte soit remplacée.

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