Tout sur Galapagos

Tous les secteurs ont des hauts et des bas, mais ceux-ci sont particulièrement marqués dans la biotech, ce qui ne nous incite toutefois en aucun cas à la fuir ou à l'ignorer. D'autant que cette activité est un des fleurons de notre pays.

La pluie de mauvaises nouvelles, depuis août 2020 et le refus de l'agence américaine des médicaments (FDA) d'approuver le filgotinib/Jyseleca pour l'indication rhumatismale, fait mal. Un inversement de tendance aurait pu s'amorcer cet été, mais les résultats des trois premières études sur patients de la molécule Toledo GLPG3970 ont, eux aussi, déçu.

Les biotechs belges connaissent un passage à vide depuis plus d'un an, comme l'illustre le parcours récent de Galapagos. argenx pourrait toutefois venir sauver l'année avec l'approbation de l'efgartigimod aux Etats-Unis, en décembre.

La déception causée par le GLPG3970 a éclipsé les résultats de l'étude de phase Ib consacrée au traitement du psoriasis à l'aide de l'inhibiteur de TYK2 GLPG3667. Dans le plus élevé des deux dosages pourtant, quatre patients sur 10 ont obtenu une amélioration d'au moins 50% du score PASI (lequel évalue la sévérité de la maladie) après quatre semaines de traitement.

Le pipeline sera réduit et le profil de risque, abaissé. Les développements dans l'arthrose, les maladies métaboliques et la fibrose pulmonaire idiopathique sont abandonnés. La société se concentre désormais sur Toledo, son programme de recherche sur les maladies inflammatoires.

Un traitement contre les rhumatismes ne peut pas être commercialisé aux Etats-Unis (pour l'instant)... mais bien en Europe et au Japon. Un autre, contre l'arthrose, s'est révélé inefficace. Bienvenue dans le monde risqué des biotechnologies, où les échecs sont tellement courants (et c'est compréhensible) qu'une réussite doit être appréciée à sa juste valeur.

Le marché nous semble avoir trop sévèrement sanctionné Galapagos, dont la capitalisation est tombée à 2,2 milliards d'euros à l'annonce de la décision de la FDA. Mais la biotech belge dispose d'une trésorerie de 5,5 milliards d'euros et tôt ou tard, son titre devrait repartir à la hausse.

Le filgotinib ne sera finalement pas commercialisé cette année aux Etats-Unis. A la nouvelle, le cours de Galapagos a dévissé. C'est une opportunité à saisir, et pour le long terme. Mais nous déconseillons d'être trop gourmand.

Voici une actualisation de la situation pour les constructions avec Galapagos, Boskalis, Boeing, Royal Dutch Shell et Exxon que nous vous avons présentées au cours des derniers mois.

Il y a du potentiel dans le risque, à condition d'opérer une sélection judicieuse et de ne pas passer à côté des valeurs réellement prometteuses. Nous sommes heureux de constater que le secteur biotechnologique belge a de plus en plus sa place au sein de l'élite européenne, voire mondiale.

Cette semaine, nous optons pour des combinaisons haussières. Nous essayerons d'exploiter la correction récente du cours de la biotech belge pour émettre des options "put" et, pour qui l'ose, acheter des options "call".

La biotech Galapagos a été injustement et sévèrement sanctionnée ces dernières semaines. Pour profiter d'une remontée future du cours de son action, nous vous proposons d'émettre des options put.

Le titre souffre. Mais son excellente capitalisation pourrait permettre au groupe d'obtenir, à la faveur de la crise, des licences pour des molécules intéressantes de sociétés moins solides.

Galapagos consolide sa première place au classement des actions belges les plus rentables. Lotus Bakeries n'est sans doute pas près de quitter le Top 10 mais pour Picanol, qui ne conserve sa troisième place que grâce à sa performance sur 20 ans, l'avenir est beaucoup moins certain.

Nous espérons que la biotech se verra octroyer les autorisations de commercialiser le filgotinib (première indication - d'une longue série ? : rhumatismes) en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, en 2020. Ce n'est qu'une des nouvelles à venir, si bien qu'à notre estime, l'action, qui compte parmi nos 10 favorites, continuera de se distinguer au sein de son secteur, malgré la multiplication par deux, déjà, de son cours, en 2019.

D'aucuns reprochent à Galapagos d'abandonner, en ne conservant que les droits commerciaux sur les molécules que Gilead Sciences donnera en licence, trop de potentiel haussier. Ce choix se traduit pourtant par des royalties de 20% à 24% sur les ventes hors Europe.

Nous voyons toujours dans la période qui s'annonce des temps agités, mais la hausse de Wall Street n'est pas près de s'achever et les prochaines années pourraient nous réserver de belles surprises encore.

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