Tout sur Frontline

La famille Saverys, propriétaire de CMB, le principal actionnaire d'Exmar et fondateur d'Euronav en 1995, tente de faire avorter la proposition de fusion avec le norvégien Frontline. Elle a d'autres projets en tête pour l'entreprise maritime internationale spécialisée dans le transport de pétrole.

Le projet de fusion de l'entreprise maritime avec le norvégien Frontline soutient à l'évidence le cours d'Euronav. Dont l'actionnaire majoritaire pourrait néanmoins faire capoter l'idée. Pour se prémunir contre la chute du cours qu'entraînerait vraisemblablement un échec, l'investisseur peut acheter un put.

Malgré un recul, la trésorerie d'Hyloris demeure très confortable. L'entreprise, dont le pipeline ne cesse de s'étoffer, compte toujours atteindre 30 produits candidats ou approuvés d'ici fin 2024, en mettant l'accent sur le repositionnement de molécules, plus que sur de simples reformulations.

En juin, Euronav a finalisé sa fusion avec l'américain Gener8 Maritime. L'armateur anversois, qui était déjà le plus grand opérateur indépendant, voit ainsi sa capacité de transport accrue à 19,4 millions de tonnes, près du double de son plus grand concurrent, Frontline.

Les fondamentaux financiers de Frontline restent très précaires. L'investisseur bon père de famille lui préférera toujours Euronav. Mais qui aime le risque peut prendre une petite position dans cet armateur pétrolier norvégien.

Le cours de l'armateur de pétroliers norvégien s'est effondré ces dernières années. Mais depuis le premier trimestre de l'an dernier, Frontline n'accuse plus de pertes trimestrielles. Ceux qui n'ont pas peur des risques peuvent trouver en cette société un pari pour les mois/années à venir.

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