Tout sur Energie nucléaire

Engie poursuit ses ajustements stratégiques. Il met davantage encore l'accent sur les énergies renouvelables, les réseaux internationaux et l'énergie décentralisée, comme les réseaux de chaleur ou les panneaux solaires en entreprise. Il a utilisé le produit de la vente de sa participation dans Suez pour alléger sa dette.

La remontée des prix, seul élément susceptible de stimuler l'offre, devrait désormais permettre aux volumes d'augmenter peu à peu sur le marché des contrats à terme.

La rédaction de l'Initié répond à la question d'un abonné : "J'envisage d'acheter des actions Cameco. Pensez-vous que le coût élevé de la construction de nouvelles centrales nucléaires et la possible utilisation du thorium comme combustible nucléaire alternatif pourraient retarder la hausse du cours de l'uranium?"

Il n'aura pas fallu sept semaines à l'action du producteur canadien pour doubler de valeur après être tombée, le 19 mars, à un niveau plancher. Contre toute logique apparente, plus la production d'uranium chute, plus le cours de Cameco remonte.

A la différence des autres matières premières, l'uranium fait belle figure pendant la crise actuelle. Le marché approche d'un déficit. Les investisseurs voulant profiter de cette hausse ont deux choix: acheter des actions de producteurs ou opter pour une société d'investissement.

L'amélioration des fondamentaux, sur le marché de l'uranium, s'est confirmée en 2019. Pour les producteurs d'électricité, il devient urgent de négocier de nouveaux contrats à long terme, car la part de la demande non couverte ne cesse de croître. UPC est l'un de nos 10 chouchous pour 2020.

La production d'électricité verte prend à son compte 26% de la capacité de production du groupe, une proportion que les investissements consentis devraient permettre d'accroître encore.

La saga du parc nucléaire belge a éclipsé le bon rapport semestriel qu'a publié Engie. L'action est sous-valorisée alors que la stratégie du groupe se révèle payante; elle est digne d'achat.

En continuant de réduire considérablement les coûts et en abaissant le dividende au passage, le producteur canadien d'uranium s'assure, outre de conserver des liquidités, de profiter à terme pleinement de la reprise attendue de ce marché.

Archive