Tout sur Energie et ressources

Cette phrase est celle qu'a prononcée Jan Suykens, le CEO d'Ackermans & van Haaren (AvH), à l'entame de la présentation du rapport semestriel du holding. Les excellents résultats du premier semestre ont porté la capitalisation boursière d'AvH à plus de cinq milliards d'euros.

La rédaction répond à la question d'un abonné: "Faut-il tenter de profiter des fluctuations des prix du gaz et de l'électricité en investissant dans Fluxys Belgium ou Elia?"

Une hausse soutenue des prix de l'énergie perturberait la fragile croissance économique, ce à quoi les producteurs de pétrole n'auraient aucun intérêt. Reste que sans une certaine discipline, les stocks d'or noir redeviendront très vite excédentaires.

Une pénurie mondiale menace. Si les compagnies minières ont pu réduire leur production d'uranium après la catastrophe de Fukushima, c'est grâce à la suffisance des stocks, qui se tarissent désormais.

La production ayant reculé au 2e trimestre, les volumes de vente ont également diminué, mais grâce à l'envolée des prix du baril de pétrole et de gaz, le chiffre d'affaires du groupe a atteint 1,12 milliard de dollars, à peine moins que le record atteint trois mois plus tôt.

Aux Etats-Unis, les réserves de pétrole sont retombées à leur niveau d'avant la crise sanitaire. L'on constate une grande discipline côté offre: même si les prix de l'énergie devaient augmenter encore, l'investisseur doit savoir que la pénurie est en partie artificielle.

Malgré un premier trimestre peu reluisant, le premier fabricant mondial d'éoliennes sur la terre ferme maintient ses prévisions pour l'exercice. Nous recommandons toutefois d'attendre un moment plus opportun pour acquérir l'action, très onéreuse.

La rédaction répond à la question d'un abonné: "Parmi les acteurs mondiaux des énergies renouvelables, le Danemark compte aussi Orsted. Le repli du titre est-il une opportunité?"

A court et moyen terme, les résultats de TotalEnergies resteront largement tributaires des prix du pétrole et du gaz. Le prix du pétrole tournant aujourd'hui autour de 70 dollars le baril, le groupe dispose d'un cash-flow plus que suffisant pour financer les investissements prévus et payer le dividende de l'exercice 2020.

Royal Dutch Shell a été contraint par le tribunal de La Haye de réduire d'ici à 2030 ses émissions de CO2 de 45% par rapport au niveau de 2019. Le groupe va faire appel de cette décision, qui l'empêcherait de mener à bien sa stratégie - les carburants fossiles doivent générer le cash-flow nécessaire jusqu'à ce que l'activité Energies alternatives soit rentable.

Cameco s'attend à devoir acheter 11 millions à 13 millions de livres d'uranium sur le marché spot cette année. Ce n'est pas un problème, tant que le prix sur ce marché est inférieur au coût de production. Mais vu la pénurie mondiale qui s'annonce, cela ne durera pas.

Le groupe norvégien a profité lui aussi de la hausse des cours du pétrole et du gaz. Il est financièrement sain et affiche un profil de croissance supérieur à la moyenne. Dans ce contexte, la valorisation de l'action est attrayante.

Engie poursuit ses ajustements stratégiques. Il met davantage encore l'accent sur les énergies renouvelables, les réseaux internationaux et l'énergie décentralisée, comme les réseaux de chaleur ou les panneaux solaires en entreprise. Il a utilisé le produit de la vente de sa participation dans Suez pour alléger sa dette.

Pour ne pas changer, les résultats annuels de ce fabricant et exploitant belge de centrales solaires ont dépassé les prévisions. 7C Solarparken a fait part d'une croissance inédite en 2020 et d'excellentes perspectives.

Le carnet de commandes affiche un montant record de 43 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires a bondi de 22%, à 14,8 milliards d'euros, en 2020, et devrait atteindre 16-17 milliards d'euros cette année. Une tendance qui devrait persister: l'entreprise estime que la demande d'énergie éolienne va augmenter de 8% par an d'ici à 2030, et espère en profiter pour accroître sa part de marché.

Après un recul au 1er semestre, l'activité traditionnelle du groupe Tessenderlo s'est reprise; les investissements portent leurs fruits. Nous préférons actuellement investir dans Picanol que dans Tessenderlo.

Le platine est longtemps resté dans l'ombre de son "frère" le palladium, mais l'avènement des technologies propres, surtout dans le secteur automobile, est en train de changer la donne. Il est dès lors judicieux d'investir dès aujourd'hui dans le platine par le biais d'un ETF.

Le titre souffre de la stagnation des bénéfices. Toutefois, la concrétisation du Pacte vert pour l'Europe nécessitant un réseau à haute tension étendu et performant, les perspectives à long terme demeurent favorables.

Les sociétés minières comme BHP bénéficieront des investissements publics destinés à soutenir la croissance économique, lesquels entraîneront une grande consommation de matières premières.

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