Tout sur Dragage

Portées par les plans de relance et par les ambitions climatiques planétaires, les perspectives s'annoncent favorables. Il s'agit là du premier grand coup de pouce structurel dont bénéficieront les activités de dragage, après des années de pression sur les marges. Le changement de politique américaine sera le deuxième.

Il peut, lorsque, comme dans le cas de Boskalis, une correction intermédiaire semble imminente, être plus intéressant de travailler avec un "put" émis que d'acheter l'action directement: peut-être celle-ci sera-t-elle disponible à moindre coût dans les mois qui viennent.

Quoique les ventes, notamment chez DEME, soient en léger retrait au 1er trimestre, le groupe belge CFE est optimiste pour 2021. Nous confirmons le conseil d'achat dans une perspective de long terme.

Les actionnaires de Boskalis ont plusieurs raisons de se réjouir: outre la robuste assise financière du groupe et les pronostics rassurants qu'il a émis pour 2021, il y a les belles perspectives qu'offre le carnet de commandes à plus long terme. L'élargissement du canal de Suez est par ailleurs une bonne nouvelle pour toutes les entreprises de dragage.

Les chiffres de 2020 confirment si besoin était que pour la principale entreprise de dragage au monde, le plus dur est désormais passé. Son carnet de commandes, par exemple, atteignait fin décembre le montant record de 5,31 milliards d'euros.

Les projections annuelles sont confirmées: baisse de 15% à 20% du chiffre d'affaires, mais bénéfice net plus élevé qu'au premier semestre. On épinglera surtout le contrat de 300 millions d'euros relatif au port d'Abu Qir, en Egypte, le plus gros contrat de dragage et de poldérisation jamais signé par le groupe.

Le rapport de l'exercice 2019 avait confirmé que pour la plus grande entreprise de dragage au monde, le plus dur était passé. L'annonce, qui avait suivi l'exposé des résultats semestriels, selon laquelle le CEO Peter Berdowski avait acquis 50.000 actions de plus, le suggérait déjà.

CFE signe un deuxième trimestre encore moins réjouissant que le premier. Le Covid-19 bride le redressement espéré des marges. Mais avec une valeur d'entreprise d'à peine 7 fois l'Ebitda attendu en 2020, la prime d'entrée est attrayante pour l'investisseur à long terme.

Le rapport intermédiaire sur le premier trimestre de l'exercice annuel courant qu'a publié l'entreprise n'a rien d'alarmant.

Les chiffres de 2019 confirment que pour la plus grande entreprise de dragage au monde, le plus dur est désormais passé. L'annonce, faite à l'issue de l'exposé des résultats du premier semestre, de l'acquisition par le CEO Peter Berdowski d'un nouveau paquet de 50.000 actions, le laissait déjà penser.

Leader sur son marché, DEME a décroché au 3e trimestre un important contrat en France, alors que des progrès significatifs ont été enregistrés sur deux contrats éoliens offshore à Taïwan. Au Tchad, en revanche, une nouvelle dépréciation pourrait être actée si les négociations sur le projet impayé continuent à piétiner.

Les résultats du premier semestre n'ont, de nouveau, pas convaincu. Il faudrait au marché des perspectives bien plus encourageantes pour qu'il ait envie d'acheter le titre.

Archive