Tout sur Deceuninck

Le cash-flow opérationnel (Ebitda) ajusté s'élevait à 51 millions d'euros au terme du premier semestre. Francis Van Eeckhout, le CEO, a laissé entendre qu'il serait très déçu si l'entreprise belge ne battait pas son record en la matière (93 millions d'euros) cette année.

Avec un cours qui a bondi de 52,8% et un rendement (hausse du cours + dividendes) de 54,7%, Deceuninck a achevé le premier semestre en quatrième position sur Euronext Bruxelles. Le titre devrait pouvoir se rapprocher des 3,5 euros ces prochains mois.

Depuis son intégration dans le portefeuille de référence fin octobre 2020, l'action a déjà gagné plus de 60%. Et la valorisation n'est pour l'heure que correcte.

Le producteur de fenêtres et châssis en PVC a publié des trimestriels, ce qu'il n'avait plus fait depuis longtemps. Et, cerise sur le gâteau, ces résultats sont bons!

L'augmentation des investissements dans le secteur de la construction contribuera à porter la relance économique qui suivra la crise sanitaire. Chaque million investi dans la rénovation énergétique permettra de créer 18 emplois - un argument reçu cinq sur cinq par les gouvernements nationaux.

Il ne fallait pas être clairvoyant pour anticiper des semestriels en berne pour Deceuninck. Effectivement, les résultats du producteur de fenêtres et châssis en PVC sont loin d'être fantastiques. Mais par rapport aux attentes des analystes, l'entreprise signe un bon premier semestre.

Plus tôt que d'habitude, Deceuninck a publié son rapport intermédiaire pour le premier trimestre. Et il est plutôt bon. Mais la crise actuelle empêchera l'entreprise de signer une bonne année.

Les perspectives pour l'exercice sont encourageantes. En Turquie, le pire semble passé; l'Amérique du Nord a démarré l'année sur les chapeaux de roue et en Europe, les lourds investissements devraient porter leurs fruits.

Nous voyons toujours dans la période qui s'annonce des temps agités, mais la hausse de Wall Street n'est pas près de s'achever et les prochaines années pourraient nous réserver de belles surprises encore.

Le CEO Francis Van Eeckhout insiste néanmoins sur le potentiel à long terme de la Turquie et sur ses atouts pour les marchés exportateurs.

Si Deceuninck a su répondre aux attentes l'an dernier, rien n'est moins sûr pour 2019. Le groupe ne manque en tout cas pas d'ambition. Il s'attelle à accroître la rentabilité au cours des années à venir. Pour récolter le fruit de ses efforts, il devra patienter. L'action n'intègre pas encore ces perspectives favorables.

Comme souvent ces dernières années, le rapport annuel présente de bons et moins bons chiffres. Mais une chose est sûre, à présent: les craintes des analystes et investisseurs ont parfois été démesurées. L'action Deceuninck est sous-valorisée!

Nous entrons de plain-pied dans la saison des résultats. D'une manière générale, les marchés boursiers ont tellement dévissé au dernier trimestre que les perspectives moins favorables sont déjà en partie intégrées dans les cours.

Cette année, l'entreprise a vu le cours de son action baisser en raison de son exposition à la Turquie. C'est, sans surprise, essentiellement sur ce sujet qu'ont porté les questions des analystes, durant la vidéoconférence organisée par Deceuninck. Le marché ne se focalise que sur la crise turque. Pour notre part, nous ne sommes pas inquiets. La chute du cours de l'action est une opportunité que nous saisissons.

Après une période faste vers la moitié de l'année 2017, l'action Deceuninck a reculé pendant quelques mois. Elle redevient plus attractive et est digne d'achat pour le long terme.

Avec une croissance de son chiffre d'affaires de 2,6% au premier semestre, le producteur flamand de profilés en PVC pour portes et fenêtres a satisfait aux prévisions. Malgré les écarts de change négatifs.

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