Tout sur Cours des devises

Pour nombre d'experts, ce n'est que lorsque le taux directeur avoisinera les 11% - probablement fin 2022 - que l'inflation cessera de galoper. Quant au réal, il se négocie à son plus bas niveau depuis des années.

La monnaie ne cesse de se déprécier, les taux d'intérêt sont abaissés en dépit des recommandations des économistes, l'inflation s'accélère, les ménages paient leurs produits de base de plus en plus cher. Le seul point positif, en Turquie, ce sont les exportations, toujours en hausse.

La Banque nationale suisse (BNS) a beau être intervenue maintes fois pour lutter contre son appréciation, la monnaie suisse s'emballe. Mais l'institution ne laissera pas le franc devenir exagérément robuste.

La banque centrale craint qu'à défaut d'un resserrement de sa politique monétaire, l'inflation, à un niveau bien trop élevé par rapport à l'objectif, ne s'accélère encore. Elle a majoré mi-décembre son principal taux directeur, et d'autres relèvements, mais probablement modestes, devraient suivre.

La Banque de Norvège est l'une des premières banques centrales occidentales à avoir relevé le loyer de l'argent depuis le début de la pandémie. Il pourrait atteindre 1,25% fin 2022. Cela n'empêchera pas la devise d'offrir suffisamment de stabilité aux investisseurs.

A l'annonce de l'élection de Jaïr Bolsonaro, le réal brésilien avait commencé à s'apprécier vis-à-vis de l'euro. Ensuite, il a repris une orientation inverse. L'économie brésilienne ne se reprenant pas, la devise ne devrait pas remonter de sitôt.

Archive