Tout sur CFE

CFE signe un deuxième trimestre encore moins réjouissant que le premier. Le Covid-19 bride le redressement espéré des marges. Mais avec une valeur d'entreprise d'à peine 7 fois l'Ebitda attendu en 2020, la prime d'entrée est attrayante pour l'investisseur à long terme.

Le groupe belge de construction et de dragage a publié des résultats décevants pour le 1er trimestre, reflétant l'impact du Covid-19, et le recul devrait être bien plus prononcé au 2e trimestre. Les marges sont sous pression, et le redressement initié depuis mars semble avoir pris fin.

Le rapport annuel et les perspectives pour 2020 en demi-teinte, combinés à la panique suscitée par le coronavirus, ont ramené l'action CFE à son plus bas niveau depuis 2014. Sur le long terme toutefois, le tableau est plus favorable.

Leader sur son marché, DEME a décroché au 3e trimestre un important contrat en France, alors que des progrès significatifs ont été enregistrés sur deux contrats éoliens offshore à Taïwan. Au Tchad, en revanche, une nouvelle dépréciation pourrait être actée si les négociations sur le projet impayé continuent à piétiner.

Le groupe industriel belge voit son chiffre d'affaires et son résultat net baisser sur les six premiers mois de l'année. Ses trois divisions affichent des résultats dispersés, ce qui attise la volatilité de l'action - dont la valorisation reste toutefois intéressante.

Le programme d'investissements a alourdi de 8,2% la dette financière nette de DEME au premier trimestre, mais l'on note une légère baisse par rapport à la fin mars 2018.

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