Tout sur Cameco

L'action Cameco s'était redressée en début d'année, parallèlement à la hausse du cours de l'uranium, mais a replongé après un deuxième trimestre en berne. La crise sanitaire rend difficile la lecture des indicateurs habituels, mais Cameco reste digne d'achat dans la perspective d'une nouvelle remontée du cours de l'uranium.

Cameco s'attend à devoir acheter 11 millions à 13 millions de livres d'uranium sur le marché spot cette année. Ce n'est pas un problème, tant que le prix sur ce marché est inférieur au coût de production. Mais vu la pénurie mondiale qui s'annonce, cela ne durera pas.

La remontée des prix, seul élément susceptible de stimuler l'offre, devrait désormais permettre aux volumes d'augmenter peu à peu sur le marché des contrats à terme.

Dans l'industrie de l'uranium, il n'est toujours pas question de produire à grande échelle, ni d'investir dans de nouvelles capacités: les prix sont trop bas. Tous les grands acteurs limitent leur production, et la donne ne changera pas à court terme. Cameco clôt un exercice 2020 plus que correct.

Le groupe reste bien positionné pour profiter du redressement du cours de l'uranium attendu au cours des années à venir et présente toujours une valorisation attrayante, à 1,3 fois la valeur comptable.

Alors qu'un an plus tôt, le producteur d'uranium était en déficit, il a réalisé un bénéfice supérieur aux attentes au troisième trimestre. La direction a relevé le chiffre d'affaires prévisionnel pour l'exercice en cours.

La rédaction répond à la question d'un abonné: "Le volet Energie de votre portefeuille modèle compte principalement des entreprises actives dans le secteur du pétrole et du gaz. Votre intention est-elle de miser sur la progression des cours du pétrole ou entrevoyez-vous un potentiel pour ces valeurs, à long terme?"

Dans le cadre du litige qui oppose Cameco et l'Agence du revenu du Canada (ARC), la Cour canadienne de l'impôt s'est prononcée en la faveur du producteur d'uranium. Pour autant, il n'a pas encore tout remporté.

La rédaction de l'Initié répond à la question d'un abonné: "Je souhaite accroître mon exposition au secteur de l'uranium. Je détiens déjà des titres ValOre Metals, Uranium Participation et Cameco. Le secteur recèle-t-il d'autres actions sous-valorisées ou devrais-je plutôt accumuler ValOre Metals (qui ne cesse de perdre de la valeur)?

Le climat ne s'est guère amélioré, au premier semestre, sur le marché de l'uranium. Les entreprises du secteur continuent dès lors de réduire leur production, pour une période indéterminée. Le mieux armé, Cameco peut tenir encore un temps.

Malgré la baisse de production, il suffit actuellement à Cameco de puiser dans ses stocks et de s'approvisionner sur le marché pour honorer ses engagements.

En continuant de réduire considérablement les coûts et en abaissant le dividende au passage, le producteur canadien d'uranium s'assure, outre de conserver des liquidités, de profiter à terme pleinement de la reprise attendue de ce marché.

Les conditions de marché restent difficiles pour les producteurs d'uranium. En attendant le redressement du secteur, Cameco revoit ses dépenses, et explore même moins - c'est plus intéressant pour l'instant. Le titre n'est pas cher, et est peu risqué.

Le producteur d'uranium Cameco est parvenu à un accord avec le service fiscal américain IRS concernant un litige sur ses revenus de 2009 à 2012. Cameco versera 122.000 dollars alors qu'il était initialement invité à en payer 122 millions.

Pour le portefeuille modèle de l'Initié de la Bourse, la saison des résultats démarre ce vendredi 28 juillet, avec les nouveaux résultats trimestriels de Cameco et de PotashCorporation. Elle se terminera le 14 septembre avec ceux de 7C Solarparken. Des résultats que nous commenterons bien sûr au fil des prochaines semaines.

Réévaluant en permanence notre portefeuille type, nous avons jugé nécessaire, ces dernières semaines, de procéder à des réaménagements de positions. Et ce n'est pas fini. Nous extrayons voire remplaçons encore des valeurs, ou réduisons certaines positions.

Au premier trimestre, le volume de ventes du producteur d'uranium est souvent le moins élevé de l'année. Ce fut à nouveau le cas, avec un volume même moindre qu'il y a un an. Heureusement, le prix de vente moyen dépassait de 45% le prix spot moyen pour le premier trimestre. Au travers de Cameco, vous miserez sur un redressement du prix de l'uranium - que le groupe attend à la fin de cette année.

Tant la faiblesse du cours de l'uranium que le litige avec l'entreprise Tepco sont déjà intégrés dans le cours de Cameco. La perte nette que l'entreprise a enregistrée n'a donc pas attiré l'attention, et l'action a même progressé à la publication du rapport trimestriel.

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