Tout sur Barrick Gold

Au cours du premier semestre, nous avons conclu différents contrats d'options pour tirer parti de la hausse ou de la baisse de certains titres. Cette semaine, nous passons en revue les positions que nous avons prises sur Barrick Gold, Barco, Alibaba, ArcelorMittal et AB InBev.

Comme de coutume en juin, nous avons adapté notre sélection de valeurs favorites pour l'année. Nous ferons prochainement un point sur les performances de nos 10 favoris pour 2021 présentés en décembre 2020. Cette sélection anticipait un retour à la normale de l'économie mondiale - un choix judicieux, au vu des rendements générés jusqu'ici.

Il y a 10 ans, quand le cours de l'or était inférieur à ce qu'il est aujourd'hui, l'action Barrick Gold se négociait à 50 dollars. La baisse des coûts de production et l'allègement de la dette ont contribué à améliorer la situation financière du groupe; il est en outre très probable que la mine Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, rouvrira.

Pourtant peu enclin à investir dans l'or, Warren Buffett avait accumulé, fin juin de l'année dernière, une participation de 564 millions de dollars dans Barrick Gold.

Les mines aurifères ont le vent en poupe. L'indice VanEck Vectors Gold Miners a bondi de 135% entre mars et début août, pour ralentir quelque peu depuis. Examinons la situation de cinq grands exploitants, qui pèsent d'un poids certain dans cet indice.

La fusion entre Barrick Gold et Randgold Resources a été annoncée fin septembre. La valeur boursière de New Barrick dépassera 18 milliards de dollars.

Le groupe canadien Barrick Gold est resté le premier producteur d'or au monde en 2017. Cette année toutefois, il cédera son titre à l'Américain Newmont Mining. La bonne nouvelle est que la dette s'allège plus rapidement que prévu.

Barrick, qui privilégie le bénéfice aux volumes, s'est très bien comporté l'an dernier. Il a dégagé un cash-flow libre record de 1,51 milliard de dollars. Le groupe pourra alléger sa dette rapidement. Digne d'achat.

Barrick Gold a poursuivi ses efforts au troisième trimestre et a réduit les coûts comme l'endettement et augmenté les cash-flows. Pour l'instant, la croissance n'est pas une priorité. La correction que nous attendions est intervenue. Une occasion d'acheter le titre.

Le groupe canadien va plus que probablement perdre cette année son titre de premier producteur mondial d'or. Il reste cependant le champion des coûts bas, ses dettes sont sous contrôle et sa valorisation reste en outre très raisonnable. Chaque repli constitue une fenêtre d'achat.

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