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Alors qu'elle était, depuis janvier, la plus performante de l'indice Bel 20 derrière celle du producteur d'acier Aperam (elle était même passée en tête du classement à la mi-21), l'action KBC a récemment cédé plus de 10%.

Hans De Cuyper pense concrétiser tous les objectifs de Connect21, le plan stratégique. Ageas sera ainsi paré pour entamer le plan suivant, accueilli plutôt tièdement lors de sa présentation: comme le groupe compte s'étendre à un quatrième marché domestique en Europe, mettre en place un programme de rachats d'actions annuel ne sera pas facile.

Comme Hans De Cuyper, qui table sur une amélioration des résultats de l'assureur belge dès l'an prochain, nous sommes confiants. Nous misons à la hausse avec des options.

Le recul s'explique notamment par la baisse des résultats enregistrée au 2e trimestre, qui, combinée aux dramatiques inondations du mois de juillet, a incité l'assureur à en revenir à son bénéfice prévisionnel de 850 à 950 millions d'euros pour l'année. Les inondations pourraient lui coûter 400 millions d'euros et grever de 55 millions le résultat net du 3e trimestre.

Sur le secteur financier également, la crise sanitaire aura eu des répercussions moins importantes que craint l'année dernière. KBC, qui combine ratios les plus robustes et résultats généralement bons et stables, a lui aussi présenté des trimestriels supérieurs aux attentes, si bien que l'action a franchi la barre des 70 euros pour la première fois depuis le printemps de 2020. Bien sûr, ces bons chiffres s'expliquent en partie grâce aux mesures publiques, qui ont limité, pour l'instant, le nombre de faillites et de chômeurs.

L'atonie des taux d'intérêt pèse de plus en plus sur les chiffres. Le résultat technique de la branche assurances est heureusement bon et les charges opérationnelles du bancassureur belge se sont allégées.

Hans De Cuyper a relevé de 900 à 900-950 millions d'euros le bénéfice prévisionnel net pour l'exercice. Le plan stratégique Connect 21 prévoyait un bénéfice net compris entre 850 et 950 millions d'euros; son successeur sera présenté en juin.

L'été dernier, pour la première fois depuis 10 ans, aucun programme de rachat d'actions n'avait pu être initié, en raison des mesures de protection du capital imposées par le Comité européen du risque systémique et la Banque nationale de Belgique, dans le contexte de la pandémie. Ageas versera en 2021, comme en 2020, un dividende brut de 2,65 euros par action.

La crise sanitaire n'a pas épargné KBC, allant jusqu'à faire plonger ses résultats dans le rouge au premier trimestre. Le résultat net est conforme au consensus, mais nettement inférieur aux 702 millions d'euros enregistrés un an plus tôt; le bénéfice n'est donc pas encore totalement normalisé.

Nous escomptons d'excellentes performances en 2021, d'autant que le climat boursier favorable devrait compenser la faiblesse persistante des taux d'intérêt. Ageas est un de nos dix favoris pour l'année prochaine.

Avec un ratio Solvency II de 194%, la solvabilité d'Ageas dépasse de loin les 175% au minimum obligatoires. Le bénéfice prévisionnel de 850-950 millions d'euros devrait pouvoir être atteint. Le bilan et la solvabilité de l'assureur ont séduit Standard & Poor's, qui vient d'en relever la note.

Après Mark Pensaert et Alexandre Kartalis, d'autres acquéreurs potentiels pourraient vouloir tirer profit de la relative sous-valorisation, par rapport à ses concurrents européens, que son profil de croissance en Asie réserve à Ageas.

Contre toute attente, le rapport semestriel annonce le versement d'un solde de dividende de 2,38 euros brut par action en fin d'année. La compagnie fait valoir l'excellence de son bilan et de sa solvabilité.

La réaction du cours à la panique boursière nous paraît très exagérée. Nous avons bien l'intention d'en faire profiter le portefeuille modèle.

Bien qu'en recul au dernier trimestre, le résultat net d'Ageas n'a jamais été aussi élevé qu'en 2019. Le milliard d'euros, hélas, n'a pas été atteint.

Avec un ratio Solvency II de 198,9%, pour un minimum visé de 175%, la solvabilité est résolument au rendez-vous. La direction a relevé à 850-950 millions le bénéfice prévisionnel précédemment annoncé de 800-900 millions d'euros. Sauf accident boursier, le cap symbolique du milliard devrait pouvoir être franchi.

L'assureur belge achève le premier trimestre sur des résultats majoritairement conformes aux prévisions. Les moindres performances de la Belgique sont compensées par les résultats des autres pays.

Nous exploitons le récent repli du cours de l'assureur pour proposer deux stratégies à la hausse : un spread haussier vertical à base de calls et un autre à base de puts, qui n'exige lui aucun investissement de départ.

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