Tout sur Amérique latine

Une série de facteurs tant internes qu'externes permettent à Fagron de publier des perspectives stratégiques à un horizon de quatre ans plus qu'encourageantes. Les investisseurs sont séduits, si bien que le titre s'est vigoureusement redressé depuis l'automne dernier.

Sa production annuelle pourrait dépasser pour la première fois les 400.000 tonnes, et le cours de l'huile de palme se maintient à des niveaux élevés; l'exercice s'annonçant très bon, nous ne serions pas étonnés si l'action touchait, voire dépassait cette année le sommet historique qu'elle a atteint en 2011.

Le plus grand pays d'Amérique latine possède pétrole, gaz, minerai de fer, acier, café, sucre, céréales, etc., à peu près toutes les matières premières dont le cours flambe ces derniers temps. Pour l'heure, la Bourse brésilienne a le vent en poupe.

Grâce notamment à un contrôle strict des coûts, l'exercice 2021 n'a pas été catastrophique. Ceux des matières premières croissant, le trimestre en cours ne sera pas le meilleur de 2022. Mais la CEO d'Ontex s'attend à une embellie ensuite. La rumeur court, depuis le 3 mars, que GBL envisage de sortir Ontex de la cote - affaire à suivre.

Les différences géographiques sont frappantes. Les meilleures nouvelles, cette année, proviennent d'Amérique du Nord, où le chiffre d'affaires a bondi de 20,7%, à 46,5 millions d'euros (+22,1%, hors effets de change), dont 19,4% en croissance organique, au troisième trimestre. Simultanément, le chiffre d'affaires européen chutait de 7,8%, à 59 millions d'euros et même, de 9,2% à périmètre comparable (-9,7% hors effets de change).

Après l'éviction de Donald Trump et de sa politique protectionniste, les marchés émergents semblaient sortis d'affaire et les perspectives, pour cette année et les suivantes, être à nouveau au beau fixe. Or voilà que la reprise s'est figée en mars.

La nouvelle équipe dirigeante entrée en fonction en 2019 a clairement déjà fait ses preuves. Pour 2021, elle vise une forte progression du résultat d'exploitation à structure comparable et une marge d'exploitation de 8,7% au minimum.

Malgré une chute de 20% du chiffre d'affaires, la marge bénéficiaire a relativement bien résisté au premier semestre. Bekaert récolte les fruits d'une politique précédemment adoptée, très axée sur l'efficacité et sur les produits à forte valeur ajoutée, qui lui procure un pouvoir de fixation des prix accru.

Néanmoins, la baisse des prix des matières premières et des coûts de production a permis à la marge brute de remonter de -10 dollars la tonne au troisième trimestre de 2019 à +11 dollars. La tendance étant positive (marge de 27 dollars la tonne en septembre), faire preuve d'un prudent optimisme, pour le trimestre en cours, est autorisé.

Et le groupe ne compte pas en rester là. Il entend doper encore sa croissance, par des acquisitions. Cette année, il s'est implanté au Mexique en rachetant Cedrosa. Il a par ailleurs acquis trois entreprises brésiliennes et une tchèque.

L'appréciation du cours de Mosaic, après la publication de résultats trimestriels encourageants, n'est qu'un début: le marché des engrais se portant de mieux en mieux, les prochains résultats de l'entreprise devraient être excellents.

Il se pourrait que le marché des céréales, dominé depuis belle lurette par quatre sociétés, se transforme. Depuis l'an dernier, les rumeurs d'acquisitions vont (à nouveau) bon train dans le secteur. Ainsi Archer Daniels Midland aurait-il tenté d'acquérir Bunge. Les investisseurs s'attendent en tout cas à une amélioration du résultat du premier cette année.

Au terme du troisième trimestre, Ontex a présenté des résultats inférieurs aux prévisions des analystes. L'action a été sanctionnée. Mais démesurément. Une opportunité d'achat au vu du potentiel de croissance du groupe, qui s'est ouvert récemment à des marchés prometteurs.

Sans surprise, les blocages de marchandises en douane américaine ont coûté un os au groupe, et les chiffres 2017 ne figureront pas dans les annales. Ce qui est formidable, c'est que le marché croit toujours au potentiel à long terme de l'entreprise. Mais l'action est devenue trop chère. Conserver.

Malgré l'annonce d'une augmentation du chiffre d'affaires supérieure aux attentes au terme du premier semestre, le cours de l'action a reculé de 6%. En cause : la marge de REBITDA, moins élevée qu'estimé par les analystes. Mais la valorisation d'Ontex reste acceptable. Sous 30 euros, l'action est digne d'achat.

La confiance déjà fragile des marchés brésiliens a pris un nouveau coup. Ceux-ci ne devraient pas connaître une évolution extraordinaire au cours des prochains mois et semaines. Ce n'est pas bon pour AB InBev, par exemple.

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