Les résultats de Wilmar International au terme du 2etrimestre n'ont pas totalement satisfait les prévisions. Le groupe agricole asiatique, qui est à comparer à Archer Daniels Midland (ADM), a obtenu un résultat net de 201,8 millions USD, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 261 millions USD. Chez Wilmar, l'accent est placé logiquement sur l...

Les résultats de Wilmar International au terme du 2etrimestre n'ont pas totalement satisfait les prévisions. Le groupe agricole asiatique, qui est à comparer à Archer Daniels Midland (ADM), a obtenu un résultat net de 201,8 millions USD, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 261 millions USD. Chez Wilmar, l'accent est placé logiquement sur l'Asie (outre l'Afrique) et sur l'huile de palme. Ces dernières années cependant, une diversification a eu lieu vers le sucre et les produits de consommation. La hausse du bénéfice ressort à 19% par rapport au même trimestre l'an dernier. L'augmentation était surtout liée à l'amélioration des marges dans le " crushing " des graines oléagineuses par les limitations de la Chine sur l'importation des germes de soja. Wilmar est également l'un des plus grands propriétaires de plantations d'huile de palme au monde, avec une superficie cultivée de 241.000 hectares (ha) l'an dernier. Là cependant, le groupe est confronté à la baisse continue du prix de l'huile de palme. Cette division a dès lors rapporté un repli de 15% de son résultat. Le bénéfice par action a totalisé 0,032 USD, contre encore 0,027 USD au cours de la période avril-juin 2014. La réaction du marché aux chiffres fut plutôt négative. Cela dit, dans le thème Agriculture, Wilmar International conserve un prix intéressant (à 11 fois le bénéfice escompté pour 2015 et 0,9 fois la valeur comptable) et a un potentiel d'appréciation non négligeable (rating 1B). L'inconvénient réside dans sa faible notoriété et le peu de suivi qui lui est accordé. C'est pourquoi nous envisageons, pour notre portefeuille, un transfert vers Sipef, dont le cours a également sensiblement reflué. Nous analyserons cependant d'abord les résultats semestriels de Sipef.