Les résultats semestriels de Volkswagen étaient solides et légèrement supérieurs aux prévisions moyennes des analystes. Le climat boursier étant cependant quelque peu rigide, la performance n'a pas été saluée. Le groupe a pourtant livré, au 1er semestre, près de 5,1 millions de véhicules ou une augmentation de 5,6% (+6,4% pour les véhicules personnels, contre -4,8% pour les camions). L'euro vigo...

Les résultats semestriels de Volkswagen étaient solides et légèrement supérieurs aux prévisions moyennes des analystes. Le climat boursier étant cependant quelque peu rigide, la performance n'a pas été saluée. Le groupe a pourtant livré, au 1er semestre, près de 5,1 millions de véhicules ou une augmentation de 5,6% (+6,4% pour les véhicules personnels, contre -4,8% pour les camions). L'euro vigoureux a cependant empêché ce résultat de s'exprimer complètement dans la croissance du chiffre d'affaires : celui-ci est resté stable (+0,1%), à 98,8 milliards EUR. Le 2e trimestre était clairement moins bon que le premier. La croissance du nombre de voitures vendues a reculé de 7,9 à 5,6%, et la hausse du chiffre d'affaires de 2,7% s'est convertie en baisse de 2,2% au 2e trimestre. Le bénéfice opérationnel (EBIT) s'est accru de 7%, à 6,19 milliards EUR, de sorte que la marge d'EBIT s'est améliorée de 5,9 à 6,3%. Heureusement pour la rentabilité du groupe, les ventes de la marque de luxe populaire Audi et de la marque de sport Porsche se sont accrues (de respectivement 11,4 et 7,6%). Car ces deux marques premium représentent deux tiers du bénéfice du groupe, contre à peine un cinquième du nombre de voitures vendues. La marque Volkswagen s'adjuge "seulement" 15% de l'EBIT du groupe. La rentabilité des véhicules commerciaux (surtout les camions) est faible. D'où l'offre du constructeur suédois de camions Scania, qui est en tout cas plus rentable que les autres marques (la propre marque VW et MAN). Sommet en ChineLe groupe allemand de Wolfsburg a une direction de qualité et est leader de marché aux USA (il a vendu au 1er semestre quelque 1,8 million de véhicules en Chine, contre 1,5 million en Europe occidentale et 400.000 en Amérique du Nord). Cependant, Volkswagen présente une valorisation (très) faible, à 8 fois le bénéfice attendu pour 2014 ; 0,9 fois la valeur comptable et 7 fois le rapport EV/EBITDA attendu. D'où le conseil inchangé : "digne d'achat" (rating 1B).