Le scandale environnemental lié à Volkswagen est un cauchemar pour l'investisseur fondamental. Le reparamétrage, par VW, d'un logiciel embarqué afin de fausser le test des émissions polluantes des voitures diesel a déclenché un courant vendeur sur le titre. Désormais, les émotions l'emportent sur la raison. Les fluctuations de cours devraient dès lors demeurer importantes pendant quelque temps encore. Heureusement, ...

Le scandale environnemental lié à Volkswagen est un cauchemar pour l'investisseur fondamental. Le reparamétrage, par VW, d'un logiciel embarqué afin de fausser le test des émissions polluantes des voitures diesel a déclenché un courant vendeur sur le titre. Désormais, les émotions l'emportent sur la raison. Les fluctuations de cours devraient dès lors demeurer importantes pendant quelque temps encore. Heureusement, le groupe est financièrement sain, ce qui suppose que la constitution d'une provision pour coûts et autres dommages-intérêts, à hauteur de 6,5 milliards EUR, n'est absolument pas un problème pour le constructeur allemand. Pas moins de 11 millions de véhicules auraient été équipés de ce logiciel. Rapportés aux 26,6 milliards EUR de capitalisation boursière qui sont partis en fumée en réaction à cette annonce, cela représente tout de même près de 2500 EUR par véhicule. Ce n'est pas rien. Evidemment, pour l'heure, l'incertitude est grande, car le marché craint de nouveaux rebondissements. Le CEO du groupe, Martin Winterkorn, a formulé à plusieurs reprises déjà ses excuses, mais la communauté des investisseurs retient surtout que ce dernier ne souhaite pas démissionner. Ce scandale éclabousse pourtant la réputation du groupe, crée un climat d'incertitude juridique et financier, et se traduit par un important avertissement sur bénéfice pour 2015. Les actionnaires sont déchaînés et nous ne serions dès lors pas étonnés que l'aufsichtsrat (conseil d'administration) remercie Winterkorn, ce qui donnerait lieu à un rallye d'apaisement. Dans la perspective d'un rebond du titre à court terme, nous plaçons une limite d'achat supplémentaire sur 10 titres. Une fois que le rebond sera consommé, ces 10 titres seront revendus. Le degré de risque passe de A à B, compte tenu de la situation et du coût incertain de ce scandale (rating 1B). Une fois que la poussière sera retombée, nous réexaminerons la position restante. Dans notre Flash en page 7, nous vous proposons une solution de rechange avec BMW, dont le titre présente également une valorisation (très) abordable.