Volkswagen a commencé l'année sur les chapeaux de roue. Malgré des fluctuations de change défavorables, le chiffre d'affaires des trois premiers mois a progressé de 2,7%, à 47,8 milliards EUR. Le nombre de voitures vendues a progressé de 7,9%, à 2,56 millions d'unités. Le bénéfice opérationnel (EBIT) a augmenté de 21,8%, à 2,85 milliards EUR, de sorte que la marge d'EBIT s'est à nouveau améliorée de 5 à 6%. Pr...

Volkswagen a commencé l'année sur les chapeaux de roue. Malgré des fluctuations de change défavorables, le chiffre d'affaires des trois premiers mois a progressé de 2,7%, à 47,8 milliards EUR. Le nombre de voitures vendues a progressé de 7,9%, à 2,56 millions d'unités. Le bénéfice opérationnel (EBIT) a augmenté de 21,8%, à 2,85 milliards EUR, de sorte que la marge d'EBIT s'est à nouveau améliorée de 5 à 6%. Près de la moitié (1,3 milliard EUR) de l'EBIT provient de la marque de luxe populaire Audi et un quart (700 millions EUR) de la marque de sport Porsche. Ces deux marques premium s'adjugent donc trois quarts du bénéfice du groupe. La marque Volkswagen représente "seulement" 15% de l'EBIT du groupe. L'augmentation ultérieure de la trésorerie dans la division automobile est spectaculaire, à 17,7 milliards EUR. En début d'année, le cours de VW a pris la raclée après l'annonce d'une offre (hostile) sur le solde des actions (déjà 62% des droits de vote) du constructeur de camions suédois Scania. Cela dit, il n'est pas encore certain que l'offre aboutira, car il y a pas mal de résistance de la part des actionnaires (suédois) de Scania.Trop bon marchéSur la base du premier trimestre, il n'est pas exclu que le groupe allemand de Wolfsburg parvienne à commercialiser cette année 10 millions de véhicules, 4 ans plus tôt que prévu. VW a déjà dépassé GM et n'a plus devant lui que le groupe japonais Toyota dans le classement des plus grands constructeurs. Par l'introduction de pas moins de 100 nouveaux modèles cette année et l'an prochain, il espère encore combler le creux qui le sépare du constructeur japonais et d'ici à 2018 devenir le leader. L'offre de Scania et les doutes relatifs au redressement économique de la zone euro freinent l'évolution du cours. Cela dit, compte tenu notamment de sa faible valorisation (8,5 fois le bénéfice attendu pour 2014; 1 fois la valeur comptable et 6,5 fois le ratio EV/EBITDA), nous continuons de miser sur des cours supérieurs à 200 EUR cette année. D'où le conseil inchangé : "digne d'achat" (rating 1B).