Un bras de fer de moins, car le groupe a un différend semblable à celui qui vient d'être réglé. C'est l'Agence du revenu du Canada (CRA) qui conteste la méthode d'évitement de l'impôt que le groupe utiliserait (export à l'étranger des profits gagnés sur le sol canadien) et exige le remboursement de plusieurs millions de dollars d'arriérés fiscaux. En septembre, les débats de clôture sont prévus devant la Canadese Tax Court. Un jugement suivra en principe dans 6 à 18 mois. Cameco a déjà constitué une provision, qui pourra être récupérée (en tout ou partie) en cas d'issue positive.
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Un bras de fer de moins, car le groupe a un différend semblable à celui qui vient d'être réglé. C'est l'Agence du revenu du Canada (CRA) qui conteste la méthode d'évitement de l'impôt que le groupe utiliserait (export à l'étranger des profits gagnés sur le sol canadien) et exige le remboursement de plusieurs millions de dollars d'arriérés fiscaux. En septembre, les débats de clôture sont prévus devant la Canadese Tax Court. Un jugement suivra en principe dans 6 à 18 mois. Cameco a déjà constitué une provision, qui pourra être récupérée (en tout ou partie) en cas d'issue positive. À court terme, on note un excédent sur le marché mondial de l'uranium, et le prix spot fluctue depuis quelques mois entre 20 et 25 dollars la livre. Le prix du contrat se situe environ 15 dollars au-delà. Sur la base de la demande attendue, les analystes et les groupes industriels ont prévu que dans la décennie à venir, 800 millions de livres d'uranium supplémentaires seraient nécessaires. Du fait des stocks élevés et des faibles prix, de nombreux fournisseurs ont réduit leur production, voire l'ont interrompue complètement. Un déficit est inévitable à terme, mais il n'y a pas de consensus au sujet du moment où il interviendra et de son ampleur. Les stocks des producteurs et sociétés de services d'utilité publique qui exploitent des centrales nucléaires peuvent difficilement être évalués. Au premier semestre, Cameco a produit 13,8 millions de livres d'uranium, contre 14 millions au cours de la même période un an plus tôt. Dans plusieurs mines du groupe, la production a été réduite.Cette année, les dépenses d'investissement seront d'un cinquième inférieures à celles de l'an dernier, et les coûts d'exploration seront réduits de 41 %. Le groupe d'uranium a accusé au deuxième trimestre une perte nette ajustée de 44 millions de dollars en conséquence de l'échéance du contrat avec le groupe de services d'utilité publique japonais Tepco, d'un amortissement sur la valeur des stocks et des pertes sur les dérivés sur devises. Le cash-flow opérationnel, à 130 millions de dollars, est cependant un point positif. Cameco pronostique qu'il dépassera le niveau de 2016 (312 millions de dollars) au cours de cet exercice. Le groupe mise sur un coût de production moyen de 36 à 38 dollars la livre, 5 à 10 % de moins que l'an dernier. Les contrats de vente en cours rapporteront cette année 49 dollars par livre en moyenne. La dette nette du groupe s'élevait à la fin du premier semestre à 1,2 milliard de dollars, tandis que la valeur des stocks est estimée à 1,33 milliard de dollars. Le dividende trimestriel est maintenu à 10 centimes de dollar. Sur le plan opérationnel, le trimestre ne fut certainement pas mauvais pour le groupe minier. À moins d'une fois la valeur comptable, Cameco est abordable. Les investisseurs patients peuvent ainsi miser à bon compte sur le potentiel de redressement du prix de l'uranium. Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1CDevise : dollarMarché : NYSECapit. boursière : 3,99 milliards USDC/B 2016 : -C/B attendu 2017 : 40Perf. cours sur 12 mois : +9 %Perf. cours depuis le 01/01 : -3,5 %Rendement du dividende : 3,1 %