Pour connaître les résultats semestriels "officiels" de SABMiller pour l'exercice 2014-2015 (date de clôture : 31/3), il faudra attendre le 13 novembre, mais l'entreprise a l'habitude de publier un trading update environ un mois plus tôt - une tradition toute britannique - relatant l'évolution du chiffre d'affaires (CA) sur les 6 premiers mois de l'exercice. Au cours de cette période, l...

Pour connaître les résultats semestriels "officiels" de SABMiller pour l'exercice 2014-2015 (date de clôture : 31/3), il faudra attendre le 13 novembre, mais l'entreprise a l'habitude de publier un trading update environ un mois plus tôt - une tradition toute britannique - relatant l'évolution du chiffre d'affaires (CA) sur les 6 premiers mois de l'exercice. Au cours de cette période, le CA a connu une augmentation de 5%, un peu moins que le consensus des analystes (+5,5%). Les régions qui se sont distinguées sont l'Afrique (+10%) et l'Amérique Latine (+7%). L'Europe ne s'est pas trop mal comportée, avec une hausse de 3%. L'Asie Pacifique a pour sa part confessé un repli de 1%. L'Australie s'est particulièrement mal comportée, mais la Chine n'a pas non plus brillé. L'Amérique du Nord a évolué conformément aux attentes (+2%). La croissance des volumes est restée limitée, au niveau du groupe, à 1%, avec des baisses de volumes de 3% en Asie Pacifique et de 2% en Amérique du Nord. Récemment, SABMiller fut au centre de l'attention, avec d'abord une tentative de reprise sur Heineken, que les actionnaires familiaux du groupe ont refusée par souci d'indépendance, ensuite avec l'annonce qu'AB InBev tente d'obtenir des crédits auprès des banques, probablement pour lancer une offre sur SABMiller. On comprend que la direction reste discrète à ce sujet. Elle a toutefois indiqué que la tentative de reprise sur Heineken n'était pas une manoeuvre défensive. Notamment en précisant que le groupe avait déjà procédé à une cinquantaine d'acquisitions au cours des dix dernières années, dont Miller en 2002 et Foster's Group en 2011. Quoi qu'il en soit, la probabilité demeure élevée qu'elle doive absorber SABMiller pour ne pas elle-même l'être par AB InBev. Nous avons déjà pris une partie des bénéfices sur cette position, et attendons de nouvelles évolutions (relatives à un rachat ?) pour décider du sort à réserver au reste (rating 2A).