L'action de GlaxoSmithKline (GSK) surperforme de 10% l'indice Footsie100 sur les trois premiers mois de 2016. Nous pensons que le potentiel est bientôt épuisé, cependant. Même si le géant pharmaceutique britannique prévoit à nouveau, pour la période 2016-2020, une croissance annuelle moyenne du bénéfice (récurrent) par action de 5 à 10%. Cette année, cette croissance doit même afficher...

L'action de GlaxoSmithKline (GSK) surperforme de 10% l'indice Footsie100 sur les trois premiers mois de 2016. Nous pensons que le potentiel est bientôt épuisé, cependant. Même si le géant pharmaceutique britannique prévoit à nouveau, pour la période 2016-2020, une croissance annuelle moyenne du bénéfice (récurrent) par action de 5 à 10%. Cette année, cette croissance doit même afficher deux chiffres. Le consensus des analystes fait état de 85pence (PNC) de bénéfice par action pour cette année et près de 90PNC par action pour 2017. En outre, l'évolution de cours est aidée par les rumeurs de reprise qui circulent régulièrement. Récemment ce fut à nouveau le cas, puisque Pfizer doit chercher une autre proie après la tentative avortée de reprise d'Allergan. Johnson&Johnson est toujours cité comme candidat à une reprise. Le nom de Reckitt Benckiser est quant à lui cité comme candidat acheteur de la division Consumer Healthcare (qui distribue des produits comme Nicorette, Sensodyne, Aquafresh, Voltaren, Otrivin, etc.). C'est le plus grand risque que nous courons en nous séparant de l'action. Mais l'action n'est pas bon marché, à 16,5fois le bénéfice de l'an prochain (le bénéfice 2017 devrait être encore inférieur à celui de 2014 et encore bien en dessous de celui de 2012 et de 2013) et plus de 10fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA). Le dividende ordinaire (23pence bruts par action) et le dividende exceptionnel (20pence bruts par action) ont été versés hier (jeudi 14avril), et seront comptabilisés dans les liquidités dès le prochain numéro. GSK n'a plus abaissé son dividende depuis déjà trois décennies, mais le CEO Andrew Witty quittera son poste en mars de l'an prochain, après neuf années à la direction du groupe, et beaucoup craignent que la politique de dividende généreuse disparaisse avec lui. C'est aussi pour cette raison que nous plaçons une limite de vente.