L'augmentation de capital avait été annoncée voici plusieurs mois, et depuis le vendredi 5 mai, on peut souscrire à de nouvelles actions de Sipef. Ce groupe anversois de plantations entend récolter 97,1 millions de dollars ou 88,9 millions d'euros par l'émission d'environ 1,63 million d'actions nouvelles à 54,65 euros l'unité. Il est possible de souscrire à deux actions nouvelles par lot de 11 actions existantes. Le droit préférentiel des actionnaires existants est représenté par le coupon n° 9. Le coupon n° 10 a été détaché le 4 mai et représente le dividende relatif à l'exercice 2016, qui sera payé le 5 juillet. La période de souscription court jusqu'au vendredi 19 mai. Les actions nouvelles seront cotées à partir du mercredi 24 mai.
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L'augmentation de capital avait été annoncée voici plusieurs mois, et depuis le vendredi 5 mai, on peut souscrire à de nouvelles actions de Sipef. Ce groupe anversois de plantations entend récolter 97,1 millions de dollars ou 88,9 millions d'euros par l'émission d'environ 1,63 million d'actions nouvelles à 54,65 euros l'unité. Il est possible de souscrire à deux actions nouvelles par lot de 11 actions existantes. Le droit préférentiel des actionnaires existants est représenté par le coupon n° 9. Le coupon n° 10 a été détaché le 4 mai et représente le dividende relatif à l'exercice 2016, qui sera payé le 5 juillet. La période de souscription court jusqu'au vendredi 19 mai. Les actions nouvelles seront cotées à partir du mercredi 24 mai. Deux acquisitionsde SipefLes près de 90 millions d'euros de capitaux frais serviront à financer deux acquisitions récentes. Celle de février, qui consiste en une participation supplémentaire de 47,71 % dans la plantation indonésienne d'Agro Muko (à 95 % ; 9336 hectares supplémentaires), a été finalisée pour 144,1 millions de dollars (plus le fonds de roulement). Et Sipef attend le feu vert pour son acquisition, à 53,1 millions de dollars, de la participation de 95 % dans DMIL, une plantation existante de 6562 hectares de palmiers à huile, extensible à 9000 hectares, dans le Musi Rawas. Notre portefeuille modèle compte 100 actions Sipef. Juridiquement, nous avons donc le droit de souscrire à 18 actions nouvelles. Mais vu notre position de trésorerie limitée et le poids relativement important de Sipef dans ce portefeuille, nous nous contenterons de souscrire à 10 actions nouvelles. Vous êtes naturellement libre de souscrire au maximum de l'émission de capital. Pour une fois, contrairement à presque chacun des trimestres de l'an dernier, la publication des résultats de Tessenderlo n'a pas donné lieu à une réaction négative. Ces corrections ont constitué pour le directeur (CEO) et actionnaire de référence Luc Tack autant d'occasions d'encore accroître sa participation, soit à titre personnel (par le biais de sa société Symphony Mills), soit par le biais de Picanol (société Verbrugge). Ensemble, ils détiennent aujourd'hui environ 40 % des actions de Tessenderlo. Cette année, le premier trimestre a surpris positivement, avec des résultats supérieurs aux attentes. Même si la composition du résultat a évolué. Pendant plusieurs années, c'est la division Agro (principalement Tessenderlo Kerley, spécialisée dans les engrais issus des déchets de raffineries) qui a tenu le groupe à bout de bras. Cela n'était plus le cas au premier trimestre passé, comme l'an dernier d'ailleurs. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé au premier trimestre de 7,3 % (6,9 % hors écarts de change), à 431,3 millions d'euros. La seule division dont le chiffre d'affaires est en recul (-1,6 %) est Agro. Ceux qui ont suivi le secteur de l'engrais ces dernières années n'en espéraient cependant pas davantage. Heureusement, le chiffre d'affaires des deux autres divisions - Biovalorisation (traitement de déchets d'abattoirs et gélatine) et Solutions industrielles (systèmes de conduites en plastique et traitement des eaux) a progressé de respectivement 14,9 % et 10,3 %. Le redressement de la Biovalorisation a été particulièrement bien accueilli, cette division semblant en déclin ces dernières années. Les cash-flows opérationnels récurrents (REBITDA, hors éléments uniques) ont gagné 14,4 %, à 54,8 millions d'euros. Prévisions annuelles stablesLes prévisions pour l'ensemble de l'exercice en cours communiquées dans les résultats annuels de 2016 n'ont pas été revues. La direction du groupe table toujours sur une croissance du REBITDA " à un seul chiffre ", soit moins de 10 %. Si les résultats du premier trimestre surpassent les attentes, l'absence de révision des projections annuelles a limité la hausse de l'action. Celle-ci s'échange cependant à son plus haut niveau depuis 2007, et ses énormes cash-flows confèrent à Picanol une puissance de feu suffisante pour encore accroître sa participation dans Tessenderlo. Compte tenu d'engrais à proximité de leurs planchers et de l'amélioration de la situation du côté de la biovalorisation, la valorisation de Tessenderlo peut être considérée comme raisonnable à 14 fois le bénéfice attendu cette année et un rapport EV (valeur d'entreprise)/EBITDA (cash-flow opérationnel) attendu de 8 pour cet exercice.