Début 2011, le géant pharmaceutique français Sanofi a racheté la société biotech américaine Genzyme, spécialiste des maladies rares, pour 20 milliards USD. Genzyme a d'abord dû gérer le contrecoup négatif sur les ventes du 'patent cliff' (perte de la protection du brevet sur de nombreux médicaments importants), et doit maintenant se concentrer sur la croissance du chiffre d'affaires (CA). Genzyme ...

Début 2011, le géant pharmaceutique français Sanofi a racheté la société biotech américaine Genzyme, spécialiste des maladies rares, pour 20 milliards USD. Genzyme a d'abord dû gérer le contrecoup négatif sur les ventes du 'patent cliff' (perte de la protection du brevet sur de nombreux médicaments importants), et doit maintenant se concentrer sur la croissance du chiffre d'affaires (CA). Genzyme est aujourd'hui l'une des 7 plateformes de croissance de la société pharma française. Après les Etats-Unis, c'est à présent, comme prévu, l'Europe, qui a donné son aval à Aubagio, médicament contre la sclérose en plaques. C'est un nouveau médicament du pipeline de Genzyme qui peut être commercialisé. De nombreux analystes pensent qu'Aubagio atteindra d'ici 2020 le statut de blockbuster (au moins 1 milliard de ventes annuelles). Pour le reste de l'année, le groupe attend encore une autre approbation, en l'occurrence d'un autre médicament pour le traitement de la sclérose en plaques : Lemtrada. La publication des résultats de la première phase III du PCSK9 ou alirocumab donnera lieu à plus de tensions encore. Ce médicament et blockbuster potentiel est un anti-cholestérol pour les patients qui ne peuvent être soignés avec les médicaments existants. Ces résultats sont attendus d'ici environ un mois. Des résultats favorables peuvent évidemment soutenir le cours et créer à nouveau un momentum positif autour du titre. A un ratio cours/bénéfice de 13 et un rapport valeur d'entreprise/cash-flow opérationnel de 9, Sanofi ne semble peut-être pas bon marché aujourd'hui, mais son cours s'est déjà replié de plus de 10%, notamment en raison de résultats semestriels décevants. Cette année marque cependant un net changement dans l'évolution du bénéfice. Le groupe pharma français est prêt pour une nouvelle phase de croissance et son titre affiche une décote de 15% par rapport à la moyenne des autres sociétés du secteur. L'action mérite un achat (rating 1B) et reste évidemment en portefeuille.