Biocartis publie des semestriels décevants. Ses progrès commerciaux se mesurent à l'aune du nombre d'Idylla (mini-laboratoire) installées et de cartouches de test vendues. Le groupe a installé 156 Idylla au 1er semestre, ce qui porte à 1.129 unités le parc installé fin juin (149 au 1er semestre de 2018). Les ventes dans le reste du monde (monde sauf Europe, Etats-Unis, Chine et Japon) sont inférieures aux prévisions. Les pronostics ont été ramenés de 350 à 225-325 installations sur l'année, contre 326 en 2018.
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Biocartis publie des semestriels décevants. Ses progrès commerciaux se mesurent à l'aune du nombre d'Idylla (mini-laboratoire) installées et de cartouches de test vendues. Le groupe a installé 156 Idylla au 1er semestre, ce qui porte à 1.129 unités le parc installé fin juin (149 au 1er semestre de 2018). Les ventes dans le reste du monde (monde sauf Europe, Etats-Unis, Chine et Japon) sont inférieures aux prévisions. Les pronostics ont été ramenés de 350 à 225-325 installations sur l'année, contre 326 en 2018.La croissance, de 58.000 à 72.000 unités (+24%; 27.000 en 2017), du volume de cartouches vendues, alors que les prévisions annuelles avaient été arrêtées à 60-65%, déçoit tout particulièrement. L'entreprise ne publie pas encore de chiffres par région, mais elle évoque une évolution positive en Europe (portée par les partenariats et la hausse encourageante de l'utilisation dans les tests de première ligne) et dans le reste du monde (recrutement de nouveaux clients et obtention d'autorisations). L'utilisation croissante des cartouches dans les tests de première ligne garantira la hausse des volumes à terme. L'intégration de l'utilisation de l'Idylla dans les procédures standards exige plus de temps que prévu, mais elle commence à prendre forme en Europe. La direction tablait sur un raccourcissement du délai d'intégration dans les procédures aux Etats-Unis, mais il n'en est rien. L'accélération espérée de la croissance des volumes se fait attendre. Les tests ne sont actuellement disponibles que pour un usage scientifique; les premières approbations commerciales devraient être accordées en 2021 ou 2022, après le dépôt, l'an prochain, des dossiers relatifs aux tests MSI et RAS pour le cancer de l'intestin (en collaboration avec Amgen, pour le RAS).Biocartis met fin à son partenariat commercial avec Fisher Healthcare. Dans l'immédiat, la priorité est de récupérer les clients desservis par Fisher, après quoi l'équipe commerciale sera étoffée. La direction espère une accélération de la croissance des volumes aux Etats-Unis au 2e semestre. Les pronostics de croissance consolidée ont été ramenés à 30-35% sur l'année, ce qui implique de vendre de 100.000 à 107.000 cartouches au 2e semestre, contre 75.000 un an plus tôt. Le chiffre d'affaires (CA) dégagé par la vente de tests a augmenté de 13%, à 7,5 millions d'euros, une croissance inférieure à celle des volumes qu'expliquent les prix accordés en phase de démarrage aux nouveaux clients. Le CA généré par les ventes d'Idylla a bondi de 28%, à 2,5 millions d'euros; les revenus des collaborations se sont envolés de 93%, à 6,8 millions; le CA consolidé a gagné 36%, à 17,3 millions. Les dépenses se sont alourdies de 30%, à 44 millions, et la perte nette s'est creusée de 36%, à 29,7 millions d'euros.Après l'augmentation de capital (55,5 millions) et l'émission d'une obligation convertible (150 millions) opérées cette année, la trésorerie devrait s'établir à 170-175 millions d'euros en décembre (209 millions fin juin). La mise à disposition à des fins scientifiques d'un test liquide pour le cancer du poumon est programmée pour le 4e trimestre, et le test de fusion génétique pour le cancer du poumon sera lancé en 2020. L'étude de validation de l'Oncotype DX Breast Recurrence Score de Genomic Health commencera début 2020; ce test devrait être commercialisé en 2020 également. Biocartis, qui a récemment annoncé des collaborations dans l'immuno-oncologie (avec Kite et Bristol-Myers Squibb) ainsi qu'avec Covance, est en quête d'autres partenariats encore. Comme le marché, nous sommes désagréablement surpris par la révision des prévisions annuelles. Ceci dit, les attentes immédiates excessives aux Etats-Unis ne portent pas préjudice au potentiel à long terme. L'action reste digne d'achat, même si nous relevons d'un cran le profil de risque (1C). Nous attendons le rapport du 14 novembre. Conseil : acheterRisque : élevéRating : 1CCours : 6,71 eurosTicker : BCART BBCode ISIN : BE0974281132 Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 378,3 millions EURC/B 2018 : -C/B attendu 2019 : -Perf. cours sur 12 mois : -46 %Perf. cours depuis le 01/01 : -34 %Rendement du dividende : -