Nous avons bien fait de protéger notre portefeuille au premier semestre. Pour le second, nous pouvons réduire cette couverture. Pendant environ 18mois, les indices américains ont fait du surplace, mais en début d'année, ils se sont repliés sensiblement. Le marché haussier amorcé en mars 2009 avait été mis sous pression. Une conséquence de la combinaison du début d'un cycle de taux haussier e...

Nous avons bien fait de protéger notre portefeuille au premier semestre. Pour le second, nous pouvons réduire cette couverture. Pendant environ 18mois, les indices américains ont fait du surplace, mais en début d'année, ils se sont repliés sensiblement. Le marché haussier amorcé en mars 2009 avait été mis sous pression. Une conséquence de la combinaison du début d'un cycle de taux haussier et de moins bons résultats d'entreprises. Comme nous l'indiquions dans notre précédente Stratégie, nous prévoyons un redressement des résultats d'entreprises pour le deuxième trimestre, et du fait du Brexit, les économistes et stratèges ne prévoient pas, ou tout au plus un seul relèvement de taux cette année. Ces deux éléments ont permis à Wall Street d'afficher un nouveau record historique cette semaine pour l'indice S&P500. Sur les Bourses européennes également, les investisseurs sont bien présents, et les niveaux au plancher de février ont globalement tenu bon, malgré le Brexit.Compte tenu du problème grave que rencontre le secteur bancaire italien, nous ne réduisons encore que dans une mesure légère la position dans le tracker inverse Lyxor Eurostoxx50. La position dans le tracker américain Proshares Short qqq a en revanche été complètement clôturée, car la probabilité est grande que le marché haussier amorcé depuis 2009, malgré sa durée supérieure à la moyenne (88mois), se poursuive sur Wall Street dans les mois à venir. Symboliquement, nous avons donc décidé d'un abaissement de rating pour ces deux trackers qui misent sur un repli des Bourses (rating 2B). Nous réexaminerons la situation après l'été, mais une solution (acceptable) pour les banques italiennes, par exemple, pourrait nous inciter à réduire encore (sinon supprimer) la couverture. Ce qui nous permettrait de renforcer les positions en actions. À commencer par une limite d'achat sur Bolloré (lire également rubrique Flash) et une adaptation d'autres limites d'achat passées précédemment.