Les actionnaires ont été déçus par la décision de la direction de PNE Wind de ne pas verser de dividende au terme de l'exercice 2014. Cette décision est peu liée à l'activité actuelle. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires (CA) de 211,3 millions EUR l'an dernier mais a pu dégager seulement 2,7 millions EUR de bénéfice opérationnel (EBIT) et a accusé u...

Les actionnaires ont été déçus par la décision de la direction de PNE Wind de ne pas verser de dividende au terme de l'exercice 2014. Cette décision est peu liée à l'activité actuelle. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires (CA) de 211,3 millions EUR l'an dernier mais a pu dégager seulement 2,7 millions EUR de bénéfice opérationnel (EBIT) et a accusé une perte nette de 0,22 EUR par action. L'élément perturbateur est YieldCo, la nouvelle activité d''Independent Power Producer" (IPP), qui rapporte moins que prévu. A cela s'ajoute une dépréciation de valeur sur la participation dans WKN, la société allemande d'énergie éolienne, à laquelle PNE avait versé quelque 80 millions EUR en 2013 afin d'acquérir 82,75% des actions, et au sujet de laquelle il existe une plainte pour survalorisation d'actifs. YieldCo achète les projets d'énergie finis à des promoteurs tels que PNE, et verse un dividende stable avec le revenu de la production. Fin 2014, Yieldco avait pour 77 MW de projets en construction, dont Chransdorf (24 éoliennes pour une puissance totale attendue de 57,6 MW). D'ici à fin 2016, YieldCo table sur 150 MW en portefeuille. L'objectif est de vendre une partie, voire l'intégralité de YieldCo.La suppression du dividende est une surprise désagréable pour nous aussi, mais nous la considérons davantage comme un malheureux accident de parcours. PNE s'en tient en effet aux prévisions de bénéfice opérationnel (EBIT) cumulé 2014-2016 de 110 à 130 millions EUR. Qui plus est, les perspectives de marché demeurent favorables pour l'énergie éolienne en Allemagne : le gouvernement allemand souhaite que la part actuelle de l'énergie éolienne, de 25%, soit relevée à 40%, voire 45% en 2025, et même entre 55% et 60% en 2035. Nous réitérons le conseil d'achat (rating 1B).