L'action du géant français des produits de luxe LVMH a réagi positivement à l'annonce de la fin de la "guerre des sacs" qui l'opposait à Hermès International. Son homme fort, Bernard Arnault, a donc finalement accédé à la requête/exigence d'Axel Dumas d'abandonner la participation de 23% de LVMH dans Hermès International (valeur boursière de la participation au moment de l'...

L'action du géant français des produits de luxe LVMH a réagi positivement à l'annonce de la fin de la "guerre des sacs" qui l'opposait à Hermès International. Son homme fort, Bernard Arnault, a donc finalement accédé à la requête/exigence d'Axel Dumas d'abandonner la participation de 23% de LVMH dans Hermès International (valeur boursière de la participation au moment de l'annonce : 5,7 milliards EUR). Dumas voulait l'indépendance de la chaîne et après quatre années de conflit, donc, la hache de guerre est finalement enterrée. Hermès s'est toujours opposé à l'accumulation d'une participation par LVMH et est donc finalement écouté. LVMH répartira les actions Hermès en sa possession entre ses propres actionnaires et a promis de ne plus racheter de titres Hermès au cours des 5 prochaines années. La transaction devrait être finalisée pour le 20 décembre et s'accompagnera d'une plus-value de 2,8 milliards EUR. En raison notamment de la réaction de cours positive, les chiffres semestriels de moins bonne facture sont passés au second plan. Le cours de cet empire du luxe de Bernard Arnault avait cédé près de 7% à l'occasion de la publication des résultats semestriels le 25 juillet dernier. Contrairement aux deux précédents trimestres, cette fois, les chiffres étaient décevants. La chaîne regroupant une soixantaine de marques a réalisé une croissance organique de son chiffre d'affaires (CA) de 3% sur les 6 premiers mois de 2014, ou 14 milliards EUR contre 13,6 milliards. Les analystes avaient cependant tablé en moyenne sur 14,2 milliards EUR. LVMH n'en demeure pas moins un groupe de grande qualité. A 18 fois le bénéfice escompté pour 2014 et 10 fois le rapport valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA), sa valorisation est acceptable. Le conseil est donc toujours "digne d'achat" (rating 1A) sur la base d'une fair value de 146 EUR par action.