Le flamboyant homme d'affaires français Vincent Bolloré est à nouveau en train de frapper un grand coup. Au sein du groupe Bolloré, c'est surtout le pôle Communication et médias (en premier lieu les participations dans Havas et Vivendi) qui avait été développé ces cinq dernières années. L'accent avait d'abord été mis sur la participation dans l'agence de publicité et de communication Havas (finalement 60%). Mais ces derniers temps, le holding s'était concentré sur sa position dans l'entreprise de médias Vivendi - dont Bolloré est le plus grand actionnaire avec une participation de plus de 20%). C'est à présent Vivendi qui rachète à Bolloré sa participation de 60% dans Havas, à 9,43 euros par action (en 2015, les actionnaires de Havas avaient encore reçu des actions Bolloré pour 6,82 euros par action Havas détenue). Bolloré réalise ainsi une belle plus-value sur sa participation dans Havas e...

Le flamboyant homme d'affaires français Vincent Bolloré est à nouveau en train de frapper un grand coup. Au sein du groupe Bolloré, c'est surtout le pôle Communication et médias (en premier lieu les participations dans Havas et Vivendi) qui avait été développé ces cinq dernières années. L'accent avait d'abord été mis sur la participation dans l'agence de publicité et de communication Havas (finalement 60%). Mais ces derniers temps, le holding s'était concentré sur sa position dans l'entreprise de médias Vivendi - dont Bolloré est le plus grand actionnaire avec une participation de plus de 20%). C'est à présent Vivendi qui rachète à Bolloré sa participation de 60% dans Havas, à 9,43 euros par action (en 2015, les actionnaires de Havas avaient encore reçu des actions Bolloré pour 6,82 euros par action Havas détenue). Bolloré réalise ainsi une belle plus-value sur sa participation dans Havas et sollicite la trésorerie de Vivendi (473 millions d'euros de position nette de trésorerie et de lignes de crédit). Comme il s'agit d'une participation majoritaire, Vivendi doit également proposer 9,43 euros par action aux autres actionnaires de Havas. Mais Vivendi espère surtout que ces derniers refuseront l'offre, afin de ne pas devoir solliciter la totalité des lignes de crédit. De toute manière, Bolloré sortira gagnant de la transaction grâce à la plus-value réalisée sur sa participation dans Havas et l'appropriation presque exclusive de la trésorerie de Vivendi. L'entreprise de médias est sa plus grande participation cotée en Bourse (valeur de 4,90 milliards d'euros ; 44% de la capitalisation boursière de Bolloré), mais la performance de l'action était loin d'être optimale ces dernières années. Dans ce dossier, Bolloré n'a donc pas pu faire honneur à sa réputation de " stock picker " renommé. En revanche, il a pu confirmer celle d'excellent " deal maker ". Les analystes sont partagés sur l'utilité de la fusion, mais Vincent Bolloré veut faire de Vivendi un acteur d'envergure mondiale dans la communication, les médias et le contenu. Vivendi détient près d'un quart des actions de Telecom Italia. Le début de cette année avait déjà été marqué par l'annonce d'une offre volontaire faite aux actionnaires de la filiale Blue Solutions (89% Bolloré), spécialisée dans les batteries pour voitures électriques. Après l'entrée en Bourse limitée à 14,5 euros par action fin 2013, il leur a été proposé de racheter ces actions à 17 euros l'unité à un moment où le cours avait atteint un plancher historique sous les 10 euros. L'exercice 2016 n'a pas été un grand cru pour la société de portefeuille. Son chiffre d'affaires (CA) a progressé de 7%, à 10,08 milliards d'euros (croissance organique de -5%, hors acquisitions et désinvestissements et à cours de change constant). Si nous observons les activités partielles, la prédominance de la division " Transport et logistique " est intacte. Le CA y a reculé de 10% (-7% en termes organiques), à 5,46 milliards d'euros (4% du CA du groupe). Les résultats annuels indiquent à nouveau que la majeure partie du bénéfice opérationnel (EBIT) provient de Bolloré Logistics, et en particulier de Bolloré Africa Logistics (le plus grand réseau logistique d'Afrique). Cette division a pris 78% de l'EBIT à son compte l'an dernier, ce qui représente un recul par rapport aux 86% de l'exercice 2015 et aux 87% de 2014. Il faut y voir la conséquence directe du recul de 14% de l'EBIT (de 569 à 490 millions d'euros), qui a mis fin à une décennie d'augmentation constante de l'EBIT dans cette division.Bolloré est un holding typique avec de nombreuses participations (financières), disons des placements. Parmi celles-ci, nous noterons en particulier les participations dans les plantations comme le groupe Socfin (Socfinaf et Socfinasia). La structure pourrait encore être simplifiée au cours des années à venir. Il subsiste encore trop d'échelons intermédiaires, dont la Financière de l'Odet, une société également cotée en Bourse qui détient 64% des actions Bolloré. L'action s'est montrée très performante cette année. Nous pensons avoir réussi à acheter Bolloré à proximité de son plancher et sommes convaincus que le holding surfe sur des tendances positives à long terme. L'action reste dès lors digne d'achat. Conseil : digne d'achat Risque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : ParisCapit. boursière : 11,35 milliards EURC/B 2016 : 25C/B attendu 2017 : 28Perf. cours sur 12 mois : +23 %Perf. cours depuis le 01/01 : +16 %Rendement du dividende : 1,5 %