Après la publication de chiffres largement décevants au terme du 1ertrimestre, les résultats du 2etrimestre de GlaxoSmithKline (GSK) furent un soulagement, car supérieurs aux attentes, cette fois : le chiffre d'affaires entre avril et juin, à 5,89 milliards de livres (GBP), a tout juste battu le consensus des analystes de 5,87 milliards GBP. Le bénéfice par action du c...

Après la publication de chiffres largement décevants au terme du 1ertrimestre, les résultats du 2etrimestre de GlaxoSmithKline (GSK) furent un soulagement, car supérieurs aux attentes, cette fois : le chiffre d'affaires entre avril et juin, à 5,89 milliards de livres (GBP), a tout juste battu le consensus des analystes de 5,87 milliards GBP. Le bénéfice par action du coeur de métier a totalisé 17,3 pence (PNC; GBp), contre 16,9 PNC attendus. Le dividende trimestriel reste, comme prévu, à 19 PNC par action, ce qui confirme le dividende annuel attendu de 80 PNC par action. Le géant pharmaceutique britannique est confronté à l'échéance du brevet sur le médicament le plus vendeur du groupe, Seretide/Advair. Ce médicament contre l'asthme représentait encore quelque 20% du chiffre d'affaires (CA) du groupe l'an dernier, mais subit à présent la concurrence générique en Europe, et de plus en plus aux Etats-Unis. Le Seretide (son appellation en Europe) a vu son CA reculer de 16% en Europe, et Advair (son nom aux USA) de 17%. Les ventes mondiales ont totalisé 960 millions GBP, soit 13% de moins qu'au 2etrimestre 2014. Pour digérer cette perte de CA, GSK a signé un contrat de collaboration avec Novartis (63,5% GSK) dans le Consumer Healthcare (avec des produits tels que Nicorette, Sensodyne, Aquafresh, Voltaren, Otrivin...) et GSK a racheté la quasi-totalité de la division suisse Vaccins. Un pôle de croissance a été formé par ViiV Healthcare, la division HIV-SIDA (59% de croissance du CA au 2etrimestre). GSK vit une année de transition mais à partir de 2016, la croissance du bénéfice devrait être sensible (5 à 10% en moyenne par an). Qui plus est, la société pourrait faire l'objet d'une acquisition par un autre géant pharma comme Pfizer, Johnson&Johnson, Roche ou encore Novartis. Notre conseil positif est dès lors maintenu (rating 1A).