Malgré des résultats supérieurs aux prévisions au terme du 4etrimestre, l'action du groupe norvégien Fred Olsen Energy a perdu à nouveau pas mal de terrain. Le groupe norvégien actif dans la location d'installations de forage offshore (haute mer) a annoncé en effet qu'il supprimerait totalement son dividende pour l'exercice 2014. Fred Olsen est connu pour être g...

Malgré des résultats supérieurs aux prévisions au terme du 4etrimestre, l'action du groupe norvégien Fred Olsen Energy a perdu à nouveau pas mal de terrain. Le groupe norvégien actif dans la location d'installations de forage offshore (haute mer) a annoncé en effet qu'il supprimerait totalement son dividende pour l'exercice 2014. Fred Olsen est connu pour être généreux en matière de dividende. Et pourtant, cette décision est plutôt sage à la lumière de la période difficile que les prestataires de services pétroliers traversent depuis la chute spectaculaire des cours pétroliers. D'autre part, Fred Olsen dispose, avec la nouvelle plateforme Bolette Dolphin, d'un atout majeur. A celle-ci s'ajoutera du reste une deuxième plateforme au 3e trimestre, Bollsta Dolphin, associée à un contrat de cinq ans avec Chevron. Ce qui compense déjà largement l'inactivité possible de Bredford Dolphin, dont le contrat viendra à échéance à la fin du 3e trimestre. Le chiffre d'affaires (CA) du 4etrimestre, à 297,6 millions USD, est presque identique à celui affiché un an plus tôt. Le cash-flow opérationnel (EBITDA), à 157 millions USD, est cependant de près de 35% supérieur à celui qui prévalait il y a un an, de quelque 5% supérieur à celui du trimestre précédent et de 16% supérieur au consensus des analystes. Compte tenu de nouvelles dépréciations de valeur et d'un résultat financier positif, le bénéfice par action atteint même 9,93 NOK, portant le total pour l'exercice 2014 à 11,16 NOK. L'action capitalise 6 fois ce bénéfice, 0,55 fois la valeur comptable et 0,5 fois le CA. Une valorisation extrêmement faible, qui reflète l'extrême prudence, voire le pessimisme du marché à l'égard de 2016 et au-delà. Car la probabilité est réelle que le bénéfice 2015 soit finalement supérieur à celui de l'an dernier (rating 1B).