Après plusieurs semaines de hausse, les marchés boursiers donnent en effet à nouveau des signes de faiblesse. La crainte d'un nouveau repli (intermédiaire) nous a incités à échanger les actions présentant un bêta élevé (sensibilité aux mouvements de marché) contre des actions plus stables. D'où notre arbitrage récent de Kivalliq Energy à Areva.
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Après plusieurs semaines de hausse, les marchés boursiers donnent en effet à nouveau des signes de faiblesse. La crainte d'un nouveau repli (intermédiaire) nous a incités à échanger les actions présentant un bêta élevé (sensibilité aux mouvements de marché) contre des actions plus stables. D'où notre arbitrage récent de Kivalliq Energy à Areva. Autre valeur à bêta élevé, le tracker Market Vectors Goldminers (ticker GDX) est parvenu à se redresser de 22 à 28 USD au cours des quatre dernières semaines, après la forte correction qui avait précédé. Un candidat idéal au trading pour les prochains mois, et nous souhaitons miser sur ce mouvement. D'où le placement d'une limite de vente (intermédiaire) (rating 3C). Ce fut une surprise pour tout le monde, mais sans doute un événement positif pour toutes les parties concernées. La participation de 27,6% dans Tessenderlo Group, qui est depuis très longtemps aux mains de SNPE (l'Etat français, autrement dit), est rachetée au prix de 192,4 millions EUR ou 22 EUR par action par le spécialiste mondial des métiers à tisser Picanol. Le CEO Luc Tack a ainsi trouvé un projet industriel auquel affecter ses liquidités et peut ainsi diversifier son activité, hautement cyclique. Pour l'actionnaire de Tessenderlo, un élément perturbateur disparaît : on savait depuis de nombreuses années que le Français SNPE souhaitait sortir de l'actionnariat de Tessenderlo. Qui plus est, nous y voyons une confirmation que le groupe est sur la bonne voie et que sa transformation a de bonnes chances d'aboutir. En outre, cette transaction supérieure au cours démontre que le marché commence à anticiper une évolution positive de bénéfice après la transformation. Nous sommes très satisfaits de cette transaction et heureux d'avoir intégré l'action en portefeuille il y a un mois (rating 1C). Nouveau-venu de notre portefeuille, Areva a déjà publié ses résultats semestriels et ceux-ci ont été accueillis de manière neutre par le marché. Le leader de marché mondial de l'énergie nucléaire a pu démontrer que le retournement de tendance positif se poursuit : la croissance de son chiffre d'affaires (CA) semestriel est solide, à 4,76 milliards EUR ou 10% (et même 13% en termes organiques; sans tenir compte des acquisitions et désinvestissements) de plus que sur les 6 premiers mois de 2012. Si nous extrayons une indemnité unique perçue de la part de la compagnie d'assurance au 1ersemestre 2012, le cash-flow opérationnel (EBITDA) affiche une progression de 11,4% (de 425 à 473 millions EUR). La marge d'EBITDA (EBITDA/CA) progresse très légèrement, de 9,8 à 9,9%. Notons en outre, et ceci est crucial, qu'au 2e trimestre, le cash-flow libre fut à nouveau positif, en conséquence de la poursuite de l'exécution du plan d'économies. Notons du reste que le carnet de commandes est encore bien garni, à 43,5 milliards EUR ou environ 5 années de CA. Pour l'investisseur de long terme, notons que 3/4 à 4/5 des revenus proviennent en effet d'activités récurrentes. Jusqu'il y a quelques mois, Areva avait connu une évolution dramatique en Bourse (d'un sommet autour de 80 EUR à 9 EUR à la moitié de l'an dernier). Après cette lourde chute, le cours a fait du surplace. Dans la mesure où nous anticipons un redressement du prix de l'uranium au cours des 12 prochains mois, nous maintenons le conseil d'achat (rating 1C).