Dans le monde des outils agricoles, il n'y a pas plus grand que Deere & Company. Ce sont cependant les circonstances climatologiques dans les principales zones de production qui déterminent les prix des matières premières agricoles. Or ces dernières années ont été marquées par des récoltes records, notamment aux Etats-Unis. En conséquence, les prix des matières premières agrico...

Dans le monde des outils agricoles, il n'y a pas plus grand que Deere & Company. Ce sont cependant les circonstances climatologiques dans les principales zones de production qui déterminent les prix des matières premières agricoles. Or ces dernières années ont été marquées par des récoltes records, notamment aux Etats-Unis. En conséquence, les prix des matières premières agricoles ont sensiblement baissé, du maïs à l'huile de palme, en passant par le coton. Les revenus des agriculteurs américains sont dès lors inférieurs, en 2015, à ceux de l'année record 2012. Des investissements plus coûteux, notamment pour la plupart des outils agricoles, sont déterminants pour l'évolution des revenus des agriculteurs. Le 4e trimestre de l'exercice 2014-2015 (date de clôture : le 31/10) fait état d'une baisse de 25% du chiffre d'affaires, à 6,71 milliards USD, contre encore 8,96 milliards USD au cours de la période comprise entre août et octobre 2015. Le résultat opérationnel (EBIT) a reculé de 52%, à 561 millions USD, contre 1,171 milliard sur la même période l'an dernier. Le bénéfice net s'est tassé de 46%, de 649 à 351 millions USD ou, par action, de 1,83 à 1,08 USD. Pour l'ensemble de l'exercice 2014-2015, cela signifie 5,77 USD de bénéfice par action. C'est 33% de moins que les 8,63 USD par action pour l'exercice 2013-2014. Le cours a pourtant progressé de plus de 4% à l'annonce des chiffres car le consensus des analystes était plus faible encore, à 5,43 USD. De plus, Deere & Company a également annoncé un bénéfice net de 1,4 milliard USD pour l'exercice 2015-2016 à peine entamé, ce qui est également supérieur au consensus, même si cela suppose un repli ultérieur du bénéfice de 28%. Nous pensons que l'exercice actuel formera le plancher de plusieurs années en termes de résultat, et que le groupe connaîtra ensuite une remontée. Nous conservons dès lors notre position (rating 1A).