Il est d'une part positif, certes, que le géant des boissons ait le projet clair de réduire structurellement les coûts de 3 milliards USD par an, mais d'un autre côté, nous aurions préféré une mesure moins défensive, ou des solutions concrètes contribuant à accroître le bénéfice et le chiffre d'affaires (CA). L'évolution plutôt...

Il est d'une part positif, certes, que le géant des boissons ait le projet clair de réduire structurellement les coûts de 3 milliards USD par an, mais d'un autre côté, nous aurions préféré une mesure moins défensive, ou des solutions concrètes contribuant à accroître le bénéfice et le chiffre d'affaires (CA). L'évolution plutôt faible des chiffres a trois causes principales. Tout d'abord, le succès des entreprises comme Sodastream, producteur d'appareils permettant de préparer des sodas et de l'eau pétillante chez soi. Ensuite, la conscience de l'impact de la consommation de sodas sur la santé. Enfin, le ralentissement de la croissance dans les marchés émergents. Pour connaître les chiffres trimestriels - et donc annuels -, il faudra attendre le 12 février, mais le consensus des analystes de 10,79 milliards USD de CA et de 0,423 USD de bénéfice par action signifie que le marché tient à nouveau compte d'un repli du bénéfice et du CA. Ce qui porterait le bénéfice par action pour l'ensemble de l'exercice à 2,03 USD, ce qui représente la troisième année consécutive de stagnation, et avec une prévision des analystes moyenne de 2,04 USD par action en 2015, le marché anticipe donc une quatrième année de la même veine. Il est impératif que Coca-Cola surprenne agréablement le public pour encore justifier sa valorisation tendue (notamment 21,5 fois le bénéfice escompté pour 2015). Nous nous félicitons donc d'avoir vendu une partie de la position au-delà de 44 USD. Nous évaluerons les chiffres trimestriels de manière critique pour voir si nous maintiendrons la position. Le conseil est dès lors maintenu à "conserver" (rating 2A).