Entre le jeudi 22 octobre et le vendredi 6 novembre, l'offre à conditions du holding Saverco (directeur : Marc Saverys) était en cours sur les actions CMB qu'il ne détenait pas encore. Rien d'exceptionnel. Sauf que l'une des possibilités prévues - outre le fait de ne pas atteindre 90% des actions - pour retirer l'offre était que l'indice Baltic Dry (instrument de ...

Entre le jeudi 22 octobre et le vendredi 6 novembre, l'offre à conditions du holding Saverco (directeur : Marc Saverys) était en cours sur les actions CMB qu'il ne détenait pas encore. Rien d'exceptionnel. Sauf que l'une des possibilités prévues - outre le fait de ne pas atteindre 90% des actions - pour retirer l'offre était que l'indice Baltic Dry (instrument de mesure le plus connu pour le transport de vrac sec) reflue sous 668 points. Ce qui fut le cas dans les derniers jours de la période d'offre. Pourtant, le lecteur attentif aura remarqué que les actions CMB ne sont plus en portefeuille. En effet, à la demande de l'organe de surveillance des marchés, la FSMA, l'action a été suspendue lundi dernier, et lundi après-midi, un communiqué de presse a été publié, présentant les résultats de la période initiale de l'offre de reprise : 90,9% des actions CMB étaient alors déjà en possession de Saverco. C'est donc suffisant pour poursuivre l'offre, depuis le 12/11 jusqu'au 25/11. Mais la date de paiement des actions qui ont été offertes pendant la période initiale était le 10 novembre. C'est la raison pour laquelle notre position résiduelle de 200 actions a déjà été intégrée à la trésorerie. Nous restons convaincus que sur le long terme, le moment n'est pas bien choisi pour vendre des actions CMB à l'actionnaire de référence. C'est uniquement parce que nous avons eu la chance de les acheter au bon moment (nous sommes entrés près du plancher) que nous pouvons les vendre à présent avec une plus-value de 20% sur un intervalle de temps relativement court. Nous ne pouvons donner tort aux investisseurs qui souhaitent rester investis, mais ils doivent savoir que le cours n'est pas prêt de se redresser. Le marché du vrac sec traverse une très mauvaise passe, de laquelle il ne devrait pas sortir à brève échéance.