Comme vous le savez, ChemChina a lancé en début d'année une offre amicale de 465USD par action Syngenta. Fin mars, vous avez eu la possibilité de transférer vos actions Syngenta à ChemChina en échange d'actions "temporaires" de Syngenta AG-TEMP sous le ticker distinct SYNNE. Initialement, l'offre courait jusqu'au 20mai, mais elle a été prolongée jusqu'au 18juillet. Vous n...

Comme vous le savez, ChemChina a lancé en début d'année une offre amicale de 465USD par action Syngenta. Fin mars, vous avez eu la possibilité de transférer vos actions Syngenta à ChemChina en échange d'actions "temporaires" de Syngenta AG-TEMP sous le ticker distinct SYNNE. Initialement, l'offre courait jusqu'au 20mai, mais elle a été prolongée jusqu'au 18juillet. Vous ne recevrez les 465USD par action que si plusieurs conditions sont remplies, telles l'approbation par les autorités de la concurrence et l'obtention par ChemChina d'au moins 67% des actions. Autrement dit, l'offre de ChemChina soutient peu l'actionnaire actuel de Syngenta. De fait, les actions transférées n'ont pas été très nombreuses, mais les échanges quotidiens en actions "temporaires" (ticker SYNNE) représentent moins de 1% du volume d'actions "ordinaires" (ticker SYNN). Nous continuons donc de penser que les actions sont à conserver pour l'heure. Le cours diverge trop (environ 15%) pour que l'on vende la position, et cela démontre que le marché craint que le géant suédois des semences se retrouve bel et bien en des mains chinoises. Jusqu'ici, les parties concernées (direction de ChemChina et Syngenta) n'ont fait que répéter que tout évoluait comme prévu vers une finalisation de la reprise d'ici la fin de cette année. La semaine dernière cependant, nous avons appris que ChemChina avait demandé plus de temps pour son dossier auprès du CFIUS (comité compétent pour les investissements étrangers aux USA). Cette instance est mise sous pression par les opposants, qui arguent que la reprise compromet la sécurité nationale des États-Unis. Le CFIUS est un organe de conseil au gouvernement/président, qui a déjà fait bloquer des opérations de rachat, y compris par des entreprises chinoises. C'est clairement un obstacle à l'opération, qui peut retarder sa conclusion (rating 2A).