Précisons que CF Industries n'est pas un producteur de potasse (élément chimique K) mais le deuxième producteur mondial d'engrais à base d'azote (élément N) et le numéro trois des phosphates (élément P). Cela dit, nous devons rester vigilants. Car si l'engrais de luxe qu'est la potasse devient meilleur marché, ceci aura forcément, à terme, un effet sur la demande et/ou le prix d'autres engrais. Cela d...

Précisons que CF Industries n'est pas un producteur de potasse (élément chimique K) mais le deuxième producteur mondial d'engrais à base d'azote (élément N) et le numéro trois des phosphates (élément P). Cela dit, nous devons rester vigilants. Car si l'engrais de luxe qu'est la potasse devient meilleur marché, ceci aura forcément, à terme, un effet sur la demande et/ou le prix d'autres engrais. Cela dit, tant en termes de chiffre d'affaires (CA) que de bénéfice, CF Industries a dépassé le consensus des analystes. Son CA a atteint 1,71 milliard USD, pour un consensus à 1,66 milliard USD. C'était cependant 1% de moins que les 1,74 milliard USD du 2e trimestre de l'an dernier. Le bénéfice par action a atteint 8,38 USD, contre encore 9,31 USD au 2e trimestre 2012, mais 10% de plus que le consensus des analystes à 7,61 USD. A mi-parcours, le bénéfice par action est encore parfaitement en ligne avec celui de l'an dernier : 14,80 au 1er semestre 2013, contre 14,81 USD l'an dernier. La direction se montre prudente à court terme, compte tenu surtout de la perspective de prix plus faibles pour les engrais à base d'azote. Les analystes tablent sur un bénéfice par action de quelque 28 USD. Ce qui nous semble important, c'est la faible valorisation du titre, à 8 fois le bénéfice escompté pour 2013, moins de 4 fois l'EV (valeur d'entreprise) / EBITDA (cash-flow opérationnel), 6,5 fois le cash-flow libre et dans un contexte de pression sur les prix des engrais, le groupe a l'avantage d'un coût de production faible en raison de l'énergie bon marché (gaz de schiste). Ce qui explique d'ailleurs la participation prise récemment par le hedge fund Third Point LLC, dirigé par le milliardaire Daniel Loeb, dans CF Industries. L'argument d'achat était la décote "inexplicable" par rapport au secteur, malgré l'avantage énergétique. En temps " normal ", CF Industries pourrait s'échanger aux alentours de 225 à 230 USD. Aujourd'hui, nous tablons sur 210 à 215 USD. CF Industries reste donc en portefeuille (rating 2B).