Le trading update de Barco pour le 3e trimestre offre un tableau mitigé. Tout d'abord, le chiffre d'affaires (CA) trimestriel est, à 230,3 millions EUR, clairement inférieur à celui des deux trimestres précédents (il ressortait à 241,6 millions EUR au premier et même à 264,6 millions EUR au 2e trimestre). Ce chiffre du spécialiste de la visualisation demeure donc ...

Le trading update de Barco pour le 3e trimestre offre un tableau mitigé. Tout d'abord, le chiffre d'affaires (CA) trimestriel est, à 230,3 millions EUR, clairement inférieur à celui des deux trimestres précédents (il ressortait à 241,6 millions EUR au premier et même à 264,6 millions EUR au 2e trimestre). Ce chiffre du spécialiste de la visualisation demeure donc clairement inférieur au consensus des analystes et n'est que d'un million EUR supérieur au CA du 3e trimestre de l'an dernier. Barco a peiné à traiter les commandes, en raison notamment d'une conversion IT. En d'autres termes, le CA aurait pu être plus élevé si les commandes avaient pu être traitées plus rapidement. C'est la bonne nouvelle du trading update. Le carnet de commandes a continué de s'étoffer, et au 31 décembre de l'an dernier, il totalisait 302,2 millions EUR, contre 333,2 millions EUR au 30 juin dernier. Depuis lors, il a continué d'augmenter à 367,2 millions, soit 25,1% de plus qu'au début de cette année. Après neuf mois, le nombre de commandes est de 18,8% supérieur à celui qui prévalait à la même période en 2014. La situation chinoise ne semble avoir aucun effet sur Barco. D'où la réaction de cours modérée à ce CA pourtant décevant.Du point de vue de l'investisseur, il reste entendu que l'action est très bon marché, à 1,1 fois la valeur comptable, à peine 5,5 fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA), et un rendement de dividende attendu de plus de 3% brut. Sans compter la trésorerie nette solide (187,7 millions EUR fin juin). La valorisation très faible n'a pas échappé à l'actionnaire de référence Van de Wiele (Charles Beauduin), qui a racheté l'an dernier la participation de la Gimv, pour porter sa propre participation à plus de 13%. Le conseil d'achat est maintenu (rating 1B).