A la fin de la semaine dernière, nous avons appris le départ soudain de Eric Sung d'Asian Citrus. Celui-ci peut être considéré comme le numéro 2 au moment de l'annonce, notamment avec le rôle de directeur financier (CFO). Un CFO intérimaire a été désigné mais c'est encore une nouvelle qui fait froncer les sourcils au sein d'Asian Citrus. Le communiqué de presse parle d'un choix personnel, sans en dire plus. La liste de...

A la fin de la semaine dernière, nous avons appris le départ soudain de Eric Sung d'Asian Citrus. Celui-ci peut être considéré comme le numéro 2 au moment de l'annonce, notamment avec le rôle de directeur financier (CFO). Un CFO intérimaire a été désigné mais c'est encore une nouvelle qui fait froncer les sourcils au sein d'Asian Citrus. Le communiqué de presse parle d'un choix personnel, sans en dire plus. La liste de nouvelles moins bonnes commence à s'allonger dangereusement depuis un an et demi. Pourtant, Asian Citrus Holdings pourrait être une success-story digne de ce nom. Le plus grand propriétaire et exploitant de plantations d'oranges en Chine se concentre sur le segment supérieur des oranges de qualité, gère deux plantations opérationnelles (Hepu et Xinfeng) et une troisième viendra bientôt s'y ajouter (Hunan ; premières récoltes prévues en 2014). Avec Beihai BPG, on peut y ajouter désormais la commercialisation de jus de fruits (oranges, fruits de la passion, mangues, papayes, etc.). Cela dit, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes depuis un certain temps. En début d'année, les résultats semestriels de l'exercice 2012-2013 (clos le 30/6) ont été décevants et compte tenu des conditions climatiques difficiles, la plantation Hepu a été touchée par une maladie infectieuse des oranges ("citrus canker"), qui affectera les récoltes d'été. Les contrats conclus portent donc sur 18% de tonnes de moins qu'il y a douze mois. Sur les six premiers mois de l'exercice, le bénéfice a reculé de 2,6 à 2 pence (GBp). Le consensus des analystes pour l'ensemble de l'année continue de baisser, de 5,2 pence par action aux chiffres semestriels à 4,6 pence, soit un repli de 24% par rapport à l'exercice passé. Compte tenu de la faible valorisation, nous avons été patients mais il semble que notre investissement est en quelque sorte de l'argent dormant. Seuls les investisseurs de très long terme peuvent conserver le titre (rating 3C). Cela dit, compte tenu des conditions de marché, nous préférons placer une limite de vente. Nous étudions de meilleures opportunités à plus court terme.